27 et 28 février – Caldera

La première chose à faire ce matin et de régler le problème de lumière. Une guirlande lumineuse de Noël clignote devant notre fenêtre et c’est un peu perturbant pour le sommeil. En tirant très délicatement dessus, le problème est réglé, mais maintenant, le fil, cassé en deux, pendouille le long du mur. En tout cas, il fera noir cette nuit...
Ensuite, nous allons admirer l’océan du balcon.
Voilà, la journée peut commencer.

Que faisons-nous dans cette petite ville de 18 000 âmes ?
Caldera est une jolie petite bourgade tranquille, mais pas plus, ni moins que beaucoup d’autres. L'église domine la Plaza Mayor où des kiosques de nourriture et de bibelots prennent place les fins de semaines, où des rues piétonnes descendent vers la plage, et où tout le monde a l'air de prendre son temps.

Le port est sympathique, les habitants tout autant. 
Lors de notre passage, une partie des installations étaient en rénovation, et un nouveau quai semblait en pleine construction.

Plusieurs restaurants se partagent le quai. Le choix est vaste, et je pense que tous se valent. Au-dessus du marché aux poissons, le restaurant Lo De Trini nous fera du charme et nous ne pourrons pas résister longtemps à l’appel du ceviche et de quelques filets frits. Hormis partir avec son fil et son hameçon, difficile de faire plus frais. Et puis il y a la vue qui finira par sublimer ces instants uniques.

Une statue de San Pedro veille sur tout ce beau monde travailleur. Sur les étals s’alignent toutes sortes de poissons, oursins, crustacés, mollusques et coquillages. 
Ça sent le frais et le bon, ça embaume le vivifiant de l’océan.

Mais si nous sommes et restons quelques jours à Caldera, c’est surtout par hasard…
Le hasard de tomber sur des photos de plages incroyables où il a l’air de faire bon se prélasser.
Bahía Inglesa est un lieu de villégiature situé à quelques maigres kilomètres de Caldera. Mais y séjourner revient plus cher qu’à Caldera, alors que des collectivos au prix fixe (1 000 pesos) y font très régulièrement la navette. Il faut les attendre sur la rue Gallo, en face de la Plaza Mayor, et peut être patienter un peu. 

Bahía Inglesa est un ancien repaire de pirates anglais qui y aurait caché un trésor au XIIe siècle. Je vais acheter une pelle et creuser plein de trous dans la plage !

Quelques jours à ne rien faire d’autre que prendre son temps, regarder la course du soleil, écouter le bruissement des vagues, se rouler dans un sable plus blanc que blanc et admirer les cormorans, lions de mer et manchots se prélasser sur les rochers.

Bon, qui dit manchots et lions de mer dit eau plus fraîche. Malgré ses allures de lagon polynésien, les replis azur de la Bahía recèlent une eau plutôt frisquette. Genre Bretagne ou Gaspésie…Le courant de Humboldt parcourt toute la côte du Chili et arrive tout droit de l'Antarctique. Mais le mouvement incessant de l’océan a vite fait de revigorer les corps et la baignade est agréable.

Un achat indispensable est le parasol. Ici, les rayons UV sont traîtres et très puissants. Le vent frais est son allié, le soleil ne chauffe jamais assez pour penser à s’en protéger.
Les vendeurs de petits parasols de très mauvaise qualité Made in China l’ont bien compris, et nous aussi.

Quelques restaurants offrent des ceviche royaux où poisson, crevettes et langouste se disputent le plat. Un peu de vin blanc et de la bonne humeur complètent un tableau estival idyllique.

J’en profite pour réserver une sortie plongée et la vie continue son cours, sans plus d’aventure et d’histoire que ça.





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