Lundi 30 janvier – Valdivia

Levé de bonne heure, je dois rendre la voiture. La demoiselle Esther ouvre boutique à 9 heures, je serais son premier client. J'ai vraiment hésité à laver moi-même la petite cage à lapin pleine de poussière, mais j'étais trop fatigué.

Vérification complète de la machine, haussement de sourcils au vu des kilos de poussière qu'il va falloir aspirer, mais tout va bien. Je la ferais rire pour je ne sais quelle raison, mais ça ne dure qu'un fugace instant. D'ailleurs, je me demande si je ne l'ai pas rêvé…

Nous prenons le bus de 11 heures pour Valdivia, petite ville dont tout le monde nous dit du bien. En 3 heures, nous arrivons au terminal moderne et flambant neuf.

Dame Cristina nous accueille à l'Hostal Tótem. Chambre confortable avec salle de bains dans une grande maison toute en bardeaux, planches et parquet ciré, c'est un très bel endroit.

Nous laissons nos sacs et partons immédiatement à la découverte de la ville. Le soleil arrive à peine à nous réchauffer du petit vent frais qui arrive de l'océan. 
Valdivia n'est pas au bord de la mer, mais le grand fleuve est comme une autoroute pour les bourrasques océanes.

La Plaza de la República est le centre névralgique du bourg, et chacun y trouve quelque chose à faire. Quelques marchands de bibelots, vendeurs de churros, routards au repos, chiens errants ou prédicateur enflammé animent cette Plaza ornée d'un kiosque à musique très élégant.

Sur les quais, un grand pendule de Foucault se balance au rythme lent et gracieux du mouvement de notre petite boule bleue. Des mouettes volent bas et lancent leurs cris rauques dans les courants d'air. Les gens se promènent le long des quais, il règne une ambiance reposante et bon-enfant.

Tout au bout, le marché aux poissons est en train d'être lavé à grande eau. Des urubus au cou rouge viennent nettoyer les derniers déchets, et sur un ponton, des lions de mer prennent le soleil en poussant quelques grognements de contentement.

Plus loin, ce sont des pédalos et des kayaks qui distraient les touristes, alors que les rabatteurs de bateaux de croisière nous content la pomme pour nous attirer vers leurs embarcations. 

En dehors de traîner dans la ville, l'activité principale de Valdivia est sa fameuse croisière, que nous ferons demain. Nous avons réservé auprès de la compagnie Reina Sofia, la balade commence à 13h30 et termine en soirée. Un repas est fourni, nous avons même le luxe de pouvoir choisir entre poulet, bœuf ou poisson. Évidemment, personne ne nous dit que les boissons sont payantes, même l'eau qui est facturée au gros prix.

La journée se termine dans le resto/bar La Última Frontera, lieu totalement décalé et joyeux où l'on mange et boit admirablement bien. 

Bon, à part notre serveuse, le personnel est désagréable et pas avenant pour 5 centimes de pesos, mais la qualité des bières artisanales et des sandwichs immenses compense cette attitude désolante.

De toute façon, nous ne leur parlons pas.


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