Samedi 21 janvier – Tricahue – Rio Tricahue, petite balade et baignade

Courte nuit, qui l’a été encore plus pour Christophe qui partageait le dortoir avec les motards. Il a été obligé de leur demander d’arrêter d’allumer la lumière à chaque fois qu’ils rentraient dans la chambre jusqu’à deux heures du matin. Heureusement, toute la bande part tôt, et le calme revient aussitôt.

Par contre, nous devons changer de chambre pour nous installer dans un dortoir de quatre. Mais on nous informe que nous ne serons que deux à occuper cette chambre qui se révélera plus confortable et plus spacieuse que la précédente où toutes nos affaires traînaient par terre faut de rangement ou au moins d’une étagère.
Après manger, nous partons faire une courte randonnée le long du Rio Tricahue, avec à la clé, une piscine naturelle.
Dimitri nous griffonne un plan du chemin et nous informe qu’il faut environ 1 heure et demie de marche à partir de l’entrée du parc.

Nous nous acquittons des 2 000 $ de frais, sans facture, et attaquons le sentier. Soit Dimitri nous sous-estime, soit nous marchons un peu plus vite que la moyenne autorisée, car en à peine une heure depuis le refuge, nous arrivons à ladite piscine.

Charmant endroit, où l’on trouve de l’ombre à l’abri d’immenses rochers, la piscine permet même la baignade. Pourtant, au début de la balade, en traversant le rio Tricahue, immense lit de rivière à sec uniquement rempli de grosses roches roulés du haut de la montagne par de crues déchaînées, rien ne laisse penser qu’on puisse y trouver la moindre goutte d’eau.

Non seulement, on en trouve, mais s’y tremper pendant de longues minutes en écoutant l’onde cristalline sourdre à travers les rochers est un pur plaisir. La vue sur les deux volcans acérés tout au fond du tableau achève de donner à ce coin un air idyllique. Il manque juste un faon s’abreuvant au miroir cristallin pour une dernière touche de magie.
Quelques truites viennent tourner autour de mes jambes, le vent fort, soufflant de la vallée rafraîchit tout corps plongé dans un liquide et remontant mouillé.


Nous passerons deux longues et calmes heures dans ce petit vallon avant de reprendre nos bâtons de pèlerin et nos chaussures poussiéreuses.
Quelques ampoules au fond des chaussettes ralentissent notre descente, mais le paysage grandiose et le vent fort, nous font, presque, oublier ces désagréments.

D'immenses eucalyptus aux troncs pelés, dégagent leurs essences camphrées que la chaleur exacerbe et mélange aux parfums des résineux. 

Encore une fois, les eaux limpides de la petite piscine du refuge trouveront grâce à nos corps où quelques coups de soleil bizarres prennent place à chaque jour.


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