Mardi 17 janvier – De Santa Cruz à Talca

Dernier petit gros-déjeuner dans une maison désertée par ses occupants. 
C’est étonnant de se retrouver, tout seul, chez des gens que l’on ne connaît pas. Certainement encore plus étrange pour eux d’accueillir des voyageurs du bout du monde sans savoir qui ils sont. Mais j’ai l’impression que les Chiliens sont tout simplement comme ça. Généreux et curieux, en plus d’être très patients lorsque vient le temps de communiquer.

Nous hélons un collectivo pour nous rendre au terminal, trouvons tout de suite le petit bus pour Curico où nous devrons changer de véhicule. La route de campagne se déroule sereinement au milieu de vignobles et de collines arides. Ici, à part les tarés des Micros de Valpo, personne n’est à la bourre. On roule tranquillement pour laisser le temps aux passagers d’apprécier le paysage.
En un peu moins de deux heures et 1 500 $/p, nous arrivons à Curico, où le bus suivant nous attend déjà.
Nos sacs sont en soute, pas le temps de faire le moindre magasinage que déjà, nous voilà sur la route.

Embarqués sur la Panaméricaine, cette fameuse route, ou plutôt ensemble de routes, qui relie le nord de l’Alaska à la ville d’Ushuaia, nous atteignons très rapidement notre destination finale du jour, Talca.

Je profite de notre présence au terminal des bus pour acheter nos billets pour la suite du voyage, qui nous mènera à Villarrica. Comme nous n’aurons aucun accès à internet pendant 4 ou 5 jours, je préfère réserver tout de suite d’autant qu’il n’y a que deux départs par jour et qu’il y en a pour 7 heures de route.

Nous arrêtons un taxi qui passera tout le trajet à me parler de tout ce qui fait sa vie, mais hormis quelques , et haussement de sourcils, je n’aurais pas plus de conversation que ça.
Ce qui fait bien rire André qui me demande si de temps en temps, je ne devrais pas dire No. Aucune idée…

La chambre n’est pas tout à fait prête ce qui n’est pas grave, par contre la piscine est une mare glauque où même le plus courageux des alligators ou la plus folle des grenouilles ne voudrait y tremper son œil visqueux.
Nous qui nous faisions une joie de farnienter au bord de cette petite oasis de fraîcheur plus que bienvenue en cette torride journée d’été.
Au lieu de ça, nous irons marcher en ville en faisant quelques pauses rafraîchissantes dans des supermarchés ou des grands magasins péniblement climatisés.

La journée se terminera avec le plein de nourriture pour 5 jours, car notre prochaine étape nous isolera de tout approvisionnement. Quelques paquets de pâtes, des Ramen, trois ou quatre sachets de sauce tomate, du thon en conserve, du pain mou et de la confiture en sac, des biscuits au citron, de la pâte de coings et des bretzels au cas où on tombe quand même sur une bière fraîche.

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