Jeudi 25 février – de Trat à Koh Kood

 À 10h40, nous montons dans le pick-up qui nous emporte vers l'agence de voyages, quelque part entre la ville et le quai. Je profite de cette halte pour utiliser le téléphone, que j'avais acheté à Chiang Mai et qui n'a jamais fonctionné au Myanmar, pour appeler le Siam Hut, un hôtel avec des bungalows au bord d'une plage de sable blanc.
Le monsieur à l'autre bout de l'île me dit qu'il y a encore de la place, pas de problème, il note mon nom et nous attend.

En deux heures d'une navigation peinarde, nous accostons à Ao Salad, au nord de l'île. Le village sur pilotis est un joyeux fatras de restaurants de fruits de mer et de poissons. Le vent du large rafraîchi un peu l'atmosphère, et nous sommes rapidement pris en charge par différents pick-up qui emmènent les touristes vers les hôtels de leurs choix. 
Le nôtre s'avère être au bout de la route, à Bang Bao. Nous sommes les derniers à débarquer du camion brinquebalant et finissons le trajet en traînant nos sacs à dos sous la chape de moiteur.
Enfin nous sommes à l'accueil d'un charmant établissement, les pieds dans l'eau.

Le jeune homme qui nous reçoit n'est pas du tout au courant d'une quelconque réservation. Il ne nous trouve pas sur son cahier. 
J'insiste, il appelle le gérant. Le monsieur fait virevolter les feuilles, comme s'il devait fouiller dans un almanach de réservations pour ses 10 bungalows. 
Hélas, nulle trace d'un quelconque nom me ressemblant. 
Je me disais aussi, lors de mon coup de fil, que le préposé au standard n'était pas vraiment sûr de lui, mais après les appels hasardeux de notre précédente destination, j'étais en confiance.
Je lui montre mon historique d'appels, fais sonner son téléphone avec le mien, rien n'y fait, c'est complet.
Complet, comme tous les autres lieux de villégiature de cette petite plage paradisiaque, mais qui, comme nous le constaterons dans quelques jours n'est pas aussi belle qu'elle n'y paraît. Le diable se cache dans les détails !

Nous remontons le long sentier, dégoulinants de sueur, jusqu'à la route en espérant trouver un bon samaritain avec de la place dans sa voiture.
Il faudra marcher de longues minutes avant que le camion de BB Divers s'arrête au signe désespéré de ma main tremblotante.
Une touriste française : par contre ce n'est pas un taxi, c'est un club de plongée. 
Je la toise du regard en lui répondant, je sais ma bonne-dame charitable, mais comme il y a de la place, que le chauffeur s'est arrêté pour nous prendre, nous allons quand même monter dans votre véhicule. Je tiens à vous remercie de votre bienveillance. Maudite folle.

Le jeune Yvan, Igor, Vlad, Boris, comment s'appelait déjà ce jeune et gentil moniteur de plongée russe ? nous dépose devant son petit magasin et comme le hasard est une heureuse farce, juste en face se trouve un petit lodge où un beau bungalow tout neuf est prêt à nous ouvrir sa porte. 
Très rapide négociation, mais la fatigue, la chaleur et le petit stress de cette fin de journée me rendent un peu moins combatif. 
Et puis c'est très propre, bien situé, et même climatisé. On se pose là, maintenant !

De l'autre côté de la petite route, s'allongent les hôtels les plus chics et chers de l'île. Mais la plage est à tout le monde, alors nous faisons claquer nos gougounes sur le sable fin et profitons des prochaines heures pour nous délasser et prendre quelque repos.

Nous n'irons pas loin ce soir et traverserons simplement le petit jardin bien entretenu pour profiter d'une bonne cuisine familiale.  

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