Vendredi 29 janvier – Mandalay – Notre journée de riches au pays des voyages organisés

Mandalay et banlieue
Réveil de très bonne heure après une nuit gris clair probablement due à quelques feuilles de laitue lavées à l'eau du robinet. 
Note à moi-même : arrêter de vouloir manger santé.
Vive les fritures, le gras et le sucre ! 

Deux sachets de super levure plus tard, nous sommes attablés pour trois toasts et des œufs brouillés. J'ai plus ou moins pensé à un programme, mais mon corps fonctionne à 30 %, il va pas falloir m'en demander des tonnes. 

À l'accueil, je me renseigne et réserve les billets de bus pour la prochaine étape à Hsipaw demain. Deux choix d'horaires, un qui part trop tôt, et un qui arrive trop tard… 
Levons nous donc à 4 h du matin, au moins on voyagera à la fraîche. 

J'en profite pour demander où prendre le bus pour Amarapura et visiter le pont U Bain
Le réceptionniste me dit que c'est une bonne idée, mais que pour 35$, je peux avoir un chauffeur privé, une voiture tout confort avec clim, et la visite de 5 ou 6 lieux majeurs sans me perdre et perdre patience avec les bus, taxis, tuk-tuk ou autre horaire dont je ne connais rien. 
Mes 30 % sont heureux d'entendre cette proposition que je valide. Le départ se fait à l'instant, pas le temps de penser aux lunettes de soleil, à la crème solaire ou au filtre polarisant, on monte dans la voiture, et c'est parti. 

Jego notre chauffeur, baragouine un peu l'anglais, mais respectera notre vœu de silence pour une bonne partie du voyage. 

La circulation à Mandalay est dantesque. Ça fait longtemps que je n'avais pas vu une telle anarchie, Bangkok n'arrive pas à la cheville du bordel local. 
Aucun feu de circulation, les priorités aux carrefours sont au bon vouloir de chacun, ça roule à droite, mais comme les voitures ont aussi le volant à droite, c'est carrément flippant puisque le chauffeur ne voit pas la circulation quand il veut doubler. 
D'ailleurs, la présence d'un copilote est devenue obligatoire dans les camions et les bus depuis quelques années, suite à quelques collisions frontales désastreuses. 

Klaxon pour avertir, que personne ne semble entendre, poussière en permanence, je suis content d'être dans une voiture avec un chauffeur. J'ai beau être un bon motard, mais je viens juste d'arriver, ne connaît pas les règles de conduite et ne sait pas encore lire le spaghetti. 
C'est très étrange l'alphabet birman, je suis certain que si demain des extra-terrestres débarquaient sur Terre, ils auraient exactement la même écriture. Affaire à suivre… 

Donc les panneaux sont presque exclusivement écrits en birman et ça, je ne sais pas encore le déchiffrer. Par contre, Jego est pas mal à l'aise dans sa conduite. 
Pas énervé, petits coups de klaxon quand il le faut, c'est-à-dire presque tout le temps, et il parle juste pour nous expliquer brièvement où on va et ce qu'il y a à voir. 
Bon, autant se le dire, on fait le circuit touristique de base. D'ailleurs, nous croiserons régulièrement les mêmes personnes pendant la journée. 

Nous nous extirpons de la ville et plongeons dans ses faubourgs. Il y a des quartiers pour toutes sortes de petits boulots. Les batteurs d'or qui frappent sur le métal précieux pour en faire des feuilles ultra fines que les dévots vont déposer sur les statues, les fondeurs de wok, les graveurs sur bois, les tailleurs de pierres, etc. 

Gentiment et sans pousser à l'achat, notre chauffeur nous propose de faire un arrêt chez les tailleurs de pierres. De toute façon, les bouddhas en marbre dépassent le poids maximal exigé par n'importe quelle compagnie aérienne. Mais quel boulot ! 
Deux dames polissent au papier de verre mouillé les sculptures dégrossies et finalisées par monsieur gros-bras qui bosse avec un gros outil électrique. 
Le dos cassé sur son ouvrage, un jeune artiste est en train de graver de longues phrases sur une énorme plaque de marbre. Il est mieux de pas faire une faute d'orthographe, ça va lui coûter cher en correcteur. 

Arrêt chez un sculpteur sur bois, mais qui emploie aussi des brodeuses et chez qui c'est un très joyeux bordel exotique. Gravures, sculptures, statuettes, zounes de tout usage, couvertures brodées et nappes, cloches d'animaux, peintures, tout y est recouvert de poussière. 
Ce n'est pas tant un signe d’ancienneté que de trop de passage de véhicules sur la route et du manque d'entrain du plumeau de la femme de ménage. Il y a beaucoup de choses sympathiques, mais la journée et le séjour sont jeunes. 

Nous roulons à présent vers le sud et la ville d'Amarapura, connue pour son pont en bois. Mais nous y retournons ce soir pour voir le soleil se coucher en une magnifique carte postale. 
Nous nous arrêtons au monastère Kyaung Maha Ganayon, où d'après notre guide-chauffeur, nous pourrons assister à 10h15 au rassemblement de tous les moines et novices pour le repas. 

En attendant, nous enlevons nos chaussures et visitons les lieux. Les tables sont mises de quelques bols et paniers, la lumière est tamisée, l'ambiance à la méditation. 
Un moine nous fait signe de sortir, sans doute pensant que nous avions nos chaussures. En fait, même les chaussettes sont interdites, et qui plus est, nous n'avons même pas le droit de circuler dans le réfectoire. On est tellement mal élevés ! 
Mais nous allons rapidement trouver nos maîtres… 

Aux alentours de 10 heures, nous nous mettons en place près de l'horloge comme nous l'a conseillé Jojo, et patientons. D'autres touristes arrivent, et se placent sur le trottoir en face de nous. 

Une guide parle français, et ses clients, d'aimables retraités directement arrivés de l'Hexagone :
  • Non mais franchement Monique, tu te rends compte ? C'est quand même pas compliqué de faire cuire des spaghettis, et eux, ils y arrivent pas. 
  • À la guide : c'était vraiment un attrape touristes votre spectacle de marionnettes hier soir. 
  • T'as raison Gilbert, je dirais même un piège à touriste (mime de la trappe qui s'ouvre). 
  • Attendez, je vais répétez plusieurs fois cette phrase et refaire mon geste du piège qui s'ouvre sous les touristes. Tout le monde a bien compris ? 
  • Non mais franchement, c'est simple à faire des spaghettis bolognaise, non ? 
  • À la guide : on peut pas dire que votre pays soit très en pointe pour l'accueil des touristes, hein ?
  • Mais vous aimez vraiment votre métier ? 
  • Et vous ne faites que des touristes francophones ? 
  • La guide : non, je parle plusieurs langues et je préfère les touristes anglo-saxons… 
Tiens toé dans les dents mon estie ! Je disais quoi sur les Chinois ? 

Tiens puisqu'on parle d'eux… Il y en aussi au Myanmar. 
Pas beaucoup, certes, mais très présents. Ils se feront régulièrement rappeler à l'ordre par le père supérieur qui leur demande d'avoir un peu de respect. 

Ce monastère bouddhiste, comme partout en Asie, sert d'école. Et au Myanmar, chaque garçon doit y faire au moins deux passages au cours de sa vie. 
Le premier entre 10 et 20 ans où il est novice, le deuxième après 20 ans où il devient moine à part entière. La durée est variable, et au choix de chacun. Nous avons vu beaucoup de moinillons très jeunes qui fréquent les monastères, profitant de l'éducation religieuse et générale gratuite, du couvert et d'un toit. 

Il y a plus de 500 000 moines bouddhistes au Myanmar, on en croise absolument partout. Enveloppés de leurs robes ocre et safran, en groupe ou solitaire, ils déambulent le long des routes, avec leur bol à offrandes dans lequel les laïques déposent la nourriture, espérant ainsi s'assurer une bonne réincarnation et une chouette nouvelle vie. 

Mais, pour l'instant, je bloque sur le nombre de touristes qui arrive. Des autobus entiers déversent leur cargaison de viande fraîche. Beaucoup d'occidentaux, dont des Français, non mais franchement Monique, des spag' bolo', ça peut pas se rater. Des Chinois armés de leurs appareils photo dernier-cri, d'objectifs prévus pour un safari photo et, nous. 

La poutrelle métallique qui sert de cloche, résonne, et c'est le signal de l'arrivée de dizaines de robes lie-de-vin, sortant d'un peu partout et s'alignant en deux rangées sur la rue qui mène au réfectoire. 
C'est aussi le signal pour les touristes de dégainer les appareils photo, les Ipad (c'est quoi l'idée de faire des photos avec un Ipad ?), les téléphones, GoPro et autres Polaroid… 
Je baisse mon appareil et regarde autour de moi. Les gens se poussent, certains se placent devant d'autres. 

Un Chinois se fait tapoter sur la tête par un gigantesque nordique qui le tire par le bras pour le dégager, les moines continuent d'affluer. 
La meute de paparazzis n'en peut plus. Elle veut du moine, elle veut des sourires.
  • Psst ! Hé pssst ! Non mais t'as vu Gilbert, il est pas bien poli le jeune, il me regarde même pas
Sous mes airs de grosse brute ironique et sans cœur, je suis un vrai sentimental. 
J'ai le cœur au bord des lèvres, j'ai envie de crier et j'ai l’œil humide. 
Je me sens vraiment mal. J'ai tellement honte de ce pathétique spectacle, j'ai honte d'y participer, j'ai envie de partir en courant, de m'excuser auprès de tous ces jeunes moines, imperturbables sous le crépitement des déclencheurs et les appels des touristes en mal de célébrités. Putain on est pas à Cannes ! 

Je suis choqué de l'attitude des touristes qui n'ont pas une once de respect pour ce qui se passe. Le moine supérieur rappelle à l'ordre des gens qui traversent les rangées, il explique tranquillement qu'ils doivent respecter le silence, ne pas déranger les jeunes hommes qui ne bronchent pas. 

Mon quota de stupidité est atteint, je dois quitter cet endroit au PC, et retrouver mon chauffeur. 

Inutile de dire qu'il faut éviter Kyaung Maha Ganayon à l'heure du repas, à moins que le tourisme de masse et les masses de cons ne soit une passion… 

Nous franchissons le fleuve Irrawaddy jusqu'à Sagaing, la ville aux multiples temples et stupas. 
Jello nous emmène sur la colline d'où nous surplombons la ville, le fleuve et un gros bout de campagne fumante. On brûle pas mal ici aussi, et la brume de chaleur commence à prendre possession de l'horizon. 

Umin Thounzeh est une terrasse en demi cercle où trônent 45 bouddhas. Il y a peu de touristes ici, je pense qu'ils sont encore en train de harceler les moines, bon j'ai de nouveau la larme à l’œil… 


Il y a beaucoup d'interdictions dans les temples. Par exemple, il faut enlever les chaussures, ça c'est normal, mais aussi les chaussettes. Les hommes ont droit à plus de tolérance, on leur accepte les shorts et même les débardeurs. Par contre, Femme, tu n'es pas plus respectée par le bouddhisme que par les autres religions... 

Y a encore du chemin à parcourir.

Nous descendons retrouver notre voiture qui nous dépose au Paya Pon Nya Shin, temple aux offrandes. 

La grenouille et le lapin croque-carotte sont des tirelires très originales. Mais moins que l'animation lumineuse flashy qui auréole Bouddha et qui serait mieux dans une salle de casino. Dans certains beaucoup de temples bouddhistes, le kitch n'est jamais très loin…

Traversant le fleuve Irrawaddy vers le Myitnge, petit confluent qui nous sépare d'Ava ou Ratanapura ou de nos jours Inn Wa pour faire simple, le chauffeur propose de nous récupérer vers 16 heures, nous laissant le temps de manger, de prendre le petit traversier à 1000 K (1$ CA) et d'aller visiter les sites remarquables de ce bourg endormi. 


Je souris, mais je suis pas ben...
Je n'ai toujours pas digéré ma feuille de laitue et, pensant avoir commandé un petit riz au curry, me retrouve devant une multitude de petits plats avec des mets plus ou moins identifiables. 
En tout cas, y a des patates, du riz blanc, un gros bol de pâte de piments, des légumes en sauce avec des bouts de poisson, un bouillon clair et un truc super bon de légume-surprise. Alors j'ai goûté à tout et ça m'a remis sur le piton ! 
La suite de l'après-midi a achevé de tout remettre dans le bon sens dans le dedans de mon corps. 

Nous prenons le bateau à 1 piasse et arrivons sur la berge opposée où nous attendent des dizaines de carrioles hippomobiles. Plus véloces que nos compagnons de traversée, nous nous dépêchons vers le bout de la file d'attente et choisissons une jeune maman et sa jolie petite fille, surprise de nous voir arriver. 

Dans la cohorte de bonhommes machos, elle est jolie avec son beau sourire. Ses potes, jaloux vont la niaiser parce que je suis assis devant et que je suis mignon. 
  • Alors, Lucie, tu t'es trouvé un chum ? 
  • Il est pas mal pour un vieux, mais pas sûr qu'il soit riche. 
  • Et puis l'autre tatoué derrière, allongé comme la Reine de Saba, pas certain que ce soit juste son pote. Enfin je dis ça, ça je dis rien... 
  • Putain t'es con Maurice, t'imagines s'il comprend notre langue. Allez je file, j'ai des temples et de la poussière à leur faire voir. 
  • Ouais c'est ça, et traîne pas trop en route hein, ça risque de jaser. 
  • Pffff t'es trop con Maurice. 
Ce genre de niaiseries là, je crois... 

Nous montons dans la carriole et, fouette cochère sur les chemins poussiéreux.
La super levure, les féculents et tout ce qui a suivi le même chemin sont surpris par le cataclysme gastrique du chaos des chemins défoncés. Branle-bas de combat dans l'estomac, tout est en train de se replacer. 

Assis droit sur le banc avec maman et fillette, je m'accroche à la bâche déchirée au-dessus de ma tête et à tout ce que je peux trouver de solide. Notre phaéton nous emmène voir quelques temples et sites un peu reculés. 

N'ayant pas acheté la passe à 10 000 K, nous n'avons pas accès au temple le plus visité, mais nous évitons du même coup les autres touristes. 
Nous nous baladons à pied à travers quelques rizières et stupas depuis longtemps abandonnés de l’intérêt des hommes et livrés aux vindictes des aléas climatiques. 

Des machines d'un autre temps pataugent dans les cavités boueuses des rizières, des plants sont rassemblés prêts à être repiqués, quelques parcelles illuminent le paysage de leur vert tendre de jeunes pousses. 
Notre carriole nous rejoint et la dame nous propose de nous faire voir un ensemble de vieux temples abandonnés et gratis. Elle a dû comprendre que nous étions sans le sou. 

Le temple et le monastère sont abandonnés depuis longtemps. Il n'y a rien de vraiment historique à visiter, mais la lumière de l'après-midi est belle. Les contre-jours à travers les voûtes ont quelque chose de magique, l'ambiance est très agréable. Passent des ombres et des silhouettes, furtives, elles glissent sur le sol sablonneux et disparaissent aussi rapidement qu'elles sont apparues.


Quelques écoliers en goguette s'amusent à se tirer des roches d'un temple à l'autre, courant dans leurs longyis, le long morceau de tissu servant de jupe que les birmans, hommes ou femmes portent, et tous nous saluent avec le sourire. 
L'un d'eux, un peu plus brave, vient nous voir et nous échangeons quelques mots d'anglais. 

Les premiers contacts avec les Birmans confirment les rumeurs. Ces gens sont extrêmement sympathiques et accueillants, ils me rappellent les Srilankais. 
J'espère que le tourisme naissant ne fera pas changer de comportement ces peuples si chaleureux. En fait, je connais déjà la réponse… 

Nous poursuivons notre route à travers sentes et dénivelés, toujours secoués comme des glaçons dans un shaker, visitons quelques vestiges et points de vue avant de regagner notre point de départ. 
Il faut compter environ 10 000 K pour 2 heures de ballade, mais tous les cochers tenteront quelques magouilles pour soutirer 3 ou 4 dollars de plus, et étrangement aucun n'aura de petites coupures pour rendre la monnaie. 
Il faut avoir l'appoint sinon bye-bye le billet de 5 000. 

Avant de reprendre le rafiot, nous marchons une petite demie-heure dans les chemins poussiéreux, en saluant les habitants du village. Nous croisons un jeune cheval très heureux d'avoir été libéré de son carcan, tombons des nues devant la grosseur des noix de coco locales et tentons de pénétrer illégalement dans un temple. Mais les murs sont trop hauts, et il est déjà l'heure de rejoindre Django qui doit en être à sa troisième sieste. 

Il est temps de nous rendre au fameux pont U Bein, le pont en teck le plus long du monde, construit en 1849 et mesurant 1200 mètres. Évidemment, c'est un endroit hautement touristique, mais le site est assez vaste pour que chacun trouve son bonheur. 

Le lac Taung Tha Man est un réservoir extrêmement pollué. Toutes les eaux s'y déversent, les ruissellements des champs abondamment arrosés de produits chimiques, les égouts de tous les villages alentours, mais cela n'empêchent pas les humains d'y vivre. 
Les femmes font leur lessive, les hommes pêchent à la ligne ou au filet et tout le monde se lave dedans. Des enfants jouent dans ce liquide, où je ne m'aventurerais pas à tremper un orteil. 

Avant que l'astre céleste ne plonge dans les tréfonds d'une nouvelle nuit, nous arpentons les planches inégalement fixées sur cette impressionnante armature. La courbe au-dessus des eaux vertes probablement très polluées nous fait découvrir une nouvelle perspective. 

En dessous, des hommes ferment un petit filet sur quelques poissons, d'autres plongent dans la vase et remontent dans leurs mains de maigres prises. 

Une joviale matrone me propose de goûter à ses grillades. Je regarde d'un peu plus près l'animal ainsi éventré et entassé sur ses congénères. J'ai un doute, mais la dame me confirme en rigolant que : YES RATS ! C'est vraiment dommage, c'est ma journée végétarienne, sinon ça aurait été avec grand plaisir. La gerbe !

Nous revenons vers le centre du pont, descendons sur une berge recouverte de cadavres de poissons énucléés et de beaucoup de contenants en plastique. 
La vue sur la portion du pont est belle, le soleil va se coucher devant nous. 
Un Chinois qui voulait passer devant moi se fait bousculer, il se retourne, me regarde, s'excuse et change de place. 
Un couple de baby-boomers parlent de leur voyage avec un backpacker parti 4 mois en des lieux où ils n'iront jamais. 
Choc des cultures. 

Enfin, notre joli soleil qui nous avait tant manqué il y a deux jours, va prendre sa pause asiatique. Tranquillement, il lance ses derniers reflets sur quelques bateaux, les fait rebondir sur l'onde calme et nous gratifie d'un spectacle grandiose de sérénité.

Voilà qui met un terme à une journée bien remplie et dont nous ne savions que faire en nous levant. Le retour à Mandalay dans la nuit est une dernière épreuve. 
Mais je fais totalement confiance à Jo, le taxi, qui klaxonne tout en mâchouillant ses feuilles de bétel qui donnent les dents rouges. 

La ville est sombre, il n'y a presque pas d'éclairage public et très peu de scooters ont des lumières en état de fonctionnement. Presque tous les véhicules à 4 roues ne roulent qu'en plein phare, c'est dans ce chaos fonctionnel que nous regagnons notre hôtel. 

Un dernier riz frit trop gras, une grosse pinte de bière locale à 2$ et nous rentrons, épuisés, mais ravis de notre escapade de vieux riches.

Ce soir, le Chef propose...


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