Jeudi 28 janvier – De Chiang Mai à Mandalay - Mingalabar Myanmar !

Dernier matin en Thaïlande, nous traînons un peu, profitons du réseau Internet, puis laissons nos sacs dans la consigne mise à disposition par le White House

Dans la rue, un attroupement devant un pick-up nous intrigue. Un jeune homme est en train de découper des noix de coco fraîches, jusque-là rien d'impressionnant, tout le monde fait ça ici. Mais ce qu'il y a d'unique, c'est sa façon de faire. 
Il glisse son couteau entre la pulpe et l'écorce pour en ressortir une noix parfaitement ronde, qu'il va percer avant de la donner à son client. 
C'est long, c'est minutieux, et c'est très beau. Même les nombreux Chinois qui attendent leur tour ne manifestent pas d'impatience. 

J'ai retrouvé Peau d'âne ! Un vendeur de jus est emmitouflé dans un passe-montagne recouvert d'un bonnet tête d'âne. Moi qui avait peur d'être ridicule dans mes habits en papier de bonbon... Il ne fait pas très chaud, mais nos sensibilités au froid ne sont pas les mêmes. 

Nous remontons la rue, et allons manger à notre petit resto de soupe préféré. Je suis un peu beurk, quelque chose ne passe pas, certainement une autre feuille de salade que j'ai dû manger hier. Je le sais pourtant qu'il faut éviter les légumes crus qui n'ont pas été lavés à l'eau bouillie, mais ça fait du bien de manger autre chose que du riz de temps en temps. 

Le temps passe vite, il nous faut déjà partir. 
Nous saluons notre hôte qui, comme tous les autres, porte des chaussettes dans ses gougounes, et marchons sur le bord de la route. 

Un deux-rangées (songthaew) s'arrête quasi immédiatement, la chauffeuse me demande ma destination. 
  • Airport. OK 
  • How much ? 100 Bahts, ça roule. 
  • How long ? 15 minutes ! OK. 
On jette les sacs entre les banquettes, on y fait suivre nos corps et let's go Marie-Jo, appuie sur le champignon, c'est parti ! 

Il est 13h30, nous sommes à l'aéroport de Chiang Mai avec des centaines de Chinois qui rentrent au pays. Ils sont tout étonnés de constater que nous aussi sommes capable de manquer de savoir vivre, de pousser et de repasser devant eux. Non mais ! 

Une occidentale se fait refouler à la douane parce qu'elle a perdu son visa de sortie, nous passons rapidement dans la zone d'embarquement où il n'y a pas grand-chose à faire sinon attendre. 
Nous remarquons un salon Bangkok Airways, c'est notre compagnie aérienne alors nous allons voir si nous avons droit à l’appellation VIP
Hé bien oui, nous sommes accueillis par une charmante hôtesse, avons une table et des fauteuils confortables, un accès internet, du café, du thé, des croissants, brioches, fruits, riz au lait de coco, etc. Un vrai bonheur. 

L'hôtesse nous prévient que c'est bientôt notre tour d'embarquer. Nous quittons ce petit havre de tranquillité et nous mettons en file pour embarquer dans l'avion. 

Un bus nous dépose devant la porte du petit ATR 72, rien pour rassurer la dame devant nous qui fige de peur devant la passerelle. Sa copine la pousse, la rassure et finalement lui gueule un peu dessus. 

Le décollage est parfait, l'avion à hélices est léger, et grimpe rapidement au-dessus des nuages qui commencent à céder la place au soleil couchant. 

La vue sur les montagnes est superbe, mais il est déjà temps de manger. Si Bangkok Airways est, un tout petit peu plus cher, que Air Asia, la compagnie offre aussi quelques services en plus. De toute façon, c'est le seul vol direct à bon prix pour Mandalay. 


En un tout petit plus d'une heure, nous retraversons le tapis de nuages floconneux et survolons la ville de Mandalay. 

Le soleil est sur le point de quitter notre horizon, il lance ses derniers rayons sur le fleuve Irrawaddy, pendant que nous entamons notre descente. 

Le petit appareil se pose rapidement, se range comme une Smart à côté de la zone de débarquement et nous arrivons aux douanes assez vite. 
J'avais pris soin d'acheter les visas par Internet, via le site officiel, tout est très simple. 

Welcome in Myanmar Sir ! Et avec le sourire s'il vous plaît. 
Comme quoi, il n'est nullement incompatible d'être douanier ET sympathique… 

Il est quelque part autour de 18h30, c'est tard pour le Myanmar et l'aéroport est presque fermé. 
Tentative d'installer une carte SIM dans mon téléphone débloqué, ça ne fonctionne pas. Tant pis, on se débrouillera autrement. 
Tentative de retrait d'argent dans un ATM, ça ne fonctionne pas. Là par contre c'est un peu plus embêtant… 
Finalement, j'essaye mon autre carte et celle-ci fonctionne, je peux retirer le maximum de 300 000 Kyats (que l'on prononce Tchat), c'est-à-dire 300 $CA (1000 K = 1 piasse, le change le plus simple qui puisse être). 
Je me sens nettement mieux. 

Le bus pour rejoindre la ville ne part que dans 30 minutes. Un Américain interpelle un jeune birman qui parle bien anglais, ils discutent de taxi, ni une ni deux, nous nous joignons à la discussion, car le taxi privé partira avec quatre passagers. 

À 4000 K par personne, c'est une aubaine, l'aéroport est à une heure au sud de la ville. Le trajet se passe entre échanges de voyages entre le New-yorkais hyper techno, le Norvégien un peu routard, un Franco/Canadien qui participe autant qu'il peux comprendre quelque chose, et un Montréalais qui s'en fout. 

Le chauffeur dépose tout ce petit monde devant leurs hôtels respectifs, nous sommes pris en charge par des garçons d'étages avec des sourires pleins les visages, et enfin, pouvons nous détendre un peu. 

Le dernier défi sera de trouver quelque chose à manger dans une ville dont on ne connaît rien, sans éclairage urbain et avec un trafic de damné. 

Le hasard ne nous laissera pas un souvenir impérissable de la gastronomie locale, de toute façon, le dedans de mon corps est en rébellion, il veut aller se coucher.


MINGALABAR MYANMAR !
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