Samedi 16 janvier – Chiang Mai – Marché de nuit, Chinois en folie et course de tuk-tuk

Pas de bonnes nouvelles du côté de Koh Lanta… 
Mais nous gardons espoir, il reste encore 3 jours avant notre tour à moto dans le nord. 

En attendant, nous décidons de commencer par réserver nos véhicules. Le plus grand locateur de motos à Chiang Mai est Pop. Je choisi une Suzuki V-Strom 650, et mon ami Robin qui est loin d'être un expert du 2 roues prendra un Forza 300, un gros scooter automatique super confortable. 
Étonnant, ils ne nous réclament même pas nos permis, se contentant de demander 10 000 B de caution. 

Visite de la vieille ville, temples et petites ruelles sont autant de raisons de se perdre entre les douves. Des moinillons vaquent à leurs occupation dans les clairs-obscurs et les ombres des temples. Il règne toujours une ambiance décote et silencieuse dans ces lieux de culte. Touristes et fidèles s'y croisent sans se déranger, il a beaucoup de tolérance.

Je constate qu'il y a pas mal de Chinois dans la rue, mais je n'ai encore rien vu… 

Dans le but de réserver plus facilement des chambres en Birmanie, je pars m'acheter un téléphone. Le centre commercial Central Departement Store situé au nord-ouest de la ville devrait pouvoir m'offrir ce genre d'article pour un prix attractif. Mais la plupart des commerces d'électroniques vendent plutôt les derniers-nés des industries téléphoniques, avant ou sans la pomme. 
Enfin, je trouve mon bonheur, et de plus avec une jeune fille qui parle correctement anglais. Pour 25$, je repars avec un Samsung, une carte SIM et 50 minutes d'appels, tout ce qu'il me fallait. 
En sortant, un petit marché de nourriture a pris possession du trottoir. Nous découvrons les belles saucisses de porc aux épices, grillées au barbecue, qui sont tellement appétissantes.
Nous n'avons pas faim, mais comment résister à de tels fumets, de si belles couleurs et de si grands sourires. 

Le soir, c'est le grand marché du samedi qui ouvre ses kiosques, mais avant, c'est anniversaire ! C'est une impression où ils reviennent de plus en plus rapidement ces jours d'anniversaire ? 

Plutôt que de pleureur sur mon sort de vieillard, nous allons honorer la table du restaurant indien The Whole Earth. J'ai une folle envie de manger des naan, du curry et du poulet byriani. Le service est excellent, le restaurant très joli, une adresse à conseiller. 

Direction le marché du samedi. Il nous faut prendre un tuk-tuk, et le chauffeur semble vouloir faire plusieurs courses dans les 15 prochaines minutes. Nous arrivons entiers, mais tout décoiffés au marché. 
Les kiosques sont installés, il y a énormément de monde, ça se bouscule devant les étals, c'est tellement vivant. 
Vivant à tel point que j'ai comme une forte envie de sinocide

Depuis quelques années, les Chinois ont envahi la ville. Un film a été tourné dans la région, et il a battu tous les succès hollywoodiens dans l'Empire du Milieu. De plus, des ponts ont été construits sur le Mékong et la classe populaire a maintenant les moyens de voyager. 
Ces trois arguments font que Chiang Mai, et quelques sites majeurs du Nord de la Thaïlande ont littéralement subi un tsunami de ce peuple de très jeunes voyageurs débutants.
J'avais abordé le tourisme russe il y a 2 ans, mais eux, n'ont plus les moyens de partir bien loin, et les plus riches ne traînent pas dans notre environnement. 
Les Chinois les ont littéralement supplantés. Et ils sont tout simplement… choisir un qualificatif qui ne blessera pas, qui ne me fera pas passer pour un infâme raciste, qui contentera tout le monde, qui suggérera plutôt qu'accusera… Ils sont odieux ! On ne change plus beaucoup à 49 ans, et je ne veux pas déstabiliser mon lectorat… 

Bon, je ne me fais que le porte-parole des Thaïs rencontrés et avec qui on en a parlé. Ils ne les supportent tout simplement pas. À tel point que les Occidentaux sont remontés dans l'estime de ce peuple poli et empreint de savoir-vivre. 
Oui, même les Français ont à présent les faveurs des Thaïlandais ! 

Pousse, bouscule, ordonne, marchande sans vergogne, exige, passe devant… Exactement, tout ce que je déteste de la part de voyageurs. 

Las, je décide de m'accrocher au sac à dos de la femme qui vient de pousser tout le monde, elle-même accrochée à celui de son fiston tout aussi mal élevé, lui-même agrippé à celui de son petit frère qui se fout de savoir s'il bouscule. C'est dans leurs gènes d’être sans gêne… Ils sont fous ces Chinois.

Bon, moi ça m'a défoulé, ça a fait éclater de rire les chalands et sourire jaune la maman qui venait de perdre la face devant tout le monde. 


Saturday Market
Mais ce marché est sympa, on y trouve vraiment de tout et l'avenue est quand même assez grande pour circuler. Jusqu'à un certain point… 
Il vient un moment où même le plus endurci des magasineux n'en peux plus, et c'est maintenant. 
Nous nous extirpons de cette marée humaine et attrapons un tuk-tuk qui doit nous emmener dans un club où nous voulons finir tranquillement la soirée. 

Ciel, c'est le frère de l'autre ! En plus fou. 
Il roule comme un dément dans les rues, se faufile, prend des virages sur 2 roues, accélère sur la voie de gauche avant de zigzaguer sur la droite entre deux autobus et une moto, je vais vomir ! 
Il ne veut surtout pas rater la fermeture du marché et faire le plus de courses possibles. En attendant, c'est sur notre course que je me concentre, en anticipant le drapeau à damier qui va faire de notre pilote le champion toutes catégories des tarés de Chiang Mai. 

Finalement, le bar est pourri, les boissons hors de prix, l'ambiance nulle. Allons donc souffler quelques moutons sur notre oreiller.





      


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