Mercredi 26 février - Colombo-Bangkok-Jomtien

Il est 3 heures du matin et nous n'avons pas envie de partir. 
Mais le taxi réservé hier soir sera là dans 30 minutes et le voyage continue. La nouvelle autoroute à péage de l'hôtel à l'aéroport est complètement dégagée à cette heure matinale, nous ne mettrons que 40 minutes pour parcourir les 40 kilomètres. 

Nous écoulons nos derniers roupies dans les boutiques de thés du soi-disant duty free et nous mettons en ligne pour accéder à la porte d'embarquement. Nous comprenons pourquoi ça ne va pas si bien en France, s'il y a une crise c'est parce que tous les Français sont autour de nous. Oh y a personne qui bosse dans ce pays ?  
Un vieil Italien pressé passe devant tout le monde en bousculant les gens. Nous le retrouverons quelques heures plus tard en train de s'impatienter devant la porte des bus de l'aéroport de Bangkok. Le vol sera sans histoire, nous pouvons voir la fin des films de l'aller, aurons le choix du menu et serons servis par des hôtesses souriantes et agréables. 

Il nous faudra 2h15 pour retrouver le tarmac de Suvarnabhumi, et patienter ensuite jusqu'à 15 heures pour monter dans le bus vers Jomtien. Un petit food court caché dans un recoin de l'aéroport offre, pour des prix dérisoires, des plats thaïs bien meilleurs que les omnipotents fast food américains qui vont rapidement faire décliner la santé et changer radicalement les formes de ces peuples minces et sveltes. 

À 15 heures, le rigolard commis aux bagages nous fait monter dans le spacieux bus climatisé et c'est parti pour deux heures de route vers Pattaya et Jomtien. 
Pattaya tout le monde connaît... Plages surpeuplées, bars à gogo, spectacles de danseuses, gogo bars, prostituées, touristes bas de gamme alcoolisés à la recherche de tous ces plaisirs. 
Jomtien est plus calme, plus familiale, même si, ici aussi il y a des gogos bars et des prostiputes cachées derrière leurs devantures de salons de massage. 

Avoir su j'aurais appris le cyrillique ! Tout est rédigé en russe, et le mot аптека nous fait sourire. Entéka c'est une pharmacie... 
Là pour le coup, ils sont absolument partout. Déferlement slave, mamouchkas enveloppées dans des t-shirts trop petits, gropapov en shorts très courts et chaussettes hautes, marchandant à tour de bras, agression visuelle et auditive. 
Les Thaïs semblent tout aussi désespérés que les Srilankais, seule la résilience légendaire des asiatiques peut expliquer leur patience. 
Va t'elle durer ? 
Nous n'oublierons jamais de préciser que nous sommes Canadiens. 

Ganymede Resort
L'hôtel que nous avons réservé en ligne se trouve à dix minutes de marche du terminus des autobus. 
La chambre est toute neuve, ça sent encore la peinture fraiche et l’enduit dans le couloir. Le lit gigantesque ressemble à une patinoire olympique, la salle de bain est d'une propreté irréprochable, la pression de l'eau pourrait faire décoller le carrelage. Un écran plat aussi grand qu'une toile de cinéma occupe toute une partie du mur en face du lit.
L'immense porte-fenêtre coulissante donne accès à un petit balcon surplombant une immense piscine.  Trente dollars très agréablement investis... 

Cette journée se termine devant une monumentale et délicieuse pizza, qu'un authentique pizzaïolo thaïlandais fera tourner au-dessus de sa tête avant de la garnir et de l'enfourner dans un four à bois.


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