Mardi 4 février – Sri Lanka, bienvenue au pays du sourire


Six heures du matin, le téléphone de la chambre résonne en plein milieu d'un rêve que j'aurais aimé finir. Mais l'avion n'attendra pas la conclusion de mes péripéties et je sens que de nouvelles aventures m'attendent.

L'embarquement et le décollage se font à l'heure. L'A340 de Sri Lankan Airways est en bon état et la profusion de films disponibles sur l'écran tactile nous empêchera de regagner les quelques heures de sommeil qui nous manquent. Le personnel est aux petits soins, le sourire de l'hôtesse est lumineux et nous avons hâte de constater si tous les Sri Lankais sont comme ça.

Atterrissage en douceur à Bandaranaike l'aéroport international de Colombo, passage rapide aux douanes puisque nous avons acheté le visa en ligne avant le départ et nous voilà dans le bus qui pour 130 roupies (100 Rp = 0,85$ CA) va nous déposer au terminal des bus de Colombo.

Quelques secondes avant de partir je demande le Lonely Planet à André pour vérifier quelque chose. Long moment de solitude lorsque après avoir vidé tout le sac sur le siège, force est de constater que le guide est inexistant. La seule conclusion est qu'il a été oublié dans l'avion. Silence, maîtrise de soi et action rapide sont de rigueurs. Vite il faut prendre une décision, car nous n'avons rien d'autre comme document, ni trajet, ni adresses... Le chauffeur commence à approcher de son volant, nous attrapons nos sacs et sautons du bus sous le regard étonné des autres passagers.

Retour au hall des arrivés. Je dois négocier avec le douanier pour entrer sans payer et sans billet dans l'aéroport. Je dois encore négocier avec un jeune douanier pour franchir la porte de sortie où il est écrit en gros NO ENTRY, ensuite je négocie avec pas moins de trois douaniers (ils sont partout!) pour accéder à la salle de récupération des bagages pour aller voir le comptoir de Sri Lankan et enfin expliquer mon cas.

Tout de suite le responsable passe un coup de fil et oh bonheur au bout de 10 minutes qui me semblent une éternité je vois un grand gaillard aux oreilles décollés revenir avec mon précieux balançant au bout de son long bras.

Je remercie les trois douaniers qui s'en foutent, lance un pouce en l'air au jeune qui me sourit, et enfin le denier sbire qui semble presque aussi content que moi de la réussite de ma quête. Je retrouve André complètement prostré au milieu de nos sacs, mais son sourire revient vite lorsque je sors la pièce à conviction. Notre voyage peut maintenant recommencer. Par chance un autre bus s'apprête à partir et cette fois-ci plus de stress.


En ce 4 février c'est jour de Fête de l'Indépendance, jour férié qui a les avantages de ses inconvénients. Presque tous les commerces sont fermés, mais la circulation est plus que fluide, il n'y a personne sur les routes. Nous ne mettrons que 35 minutes à atteindre le centre-ville alors qu'en général il faut compter de 2 à 3 heures suivant le trafic.

Nous cherchons désespérément un taxi-meter, ces voitures qui fonctionnent au compteur et donc évitent toute forme de marchandage sans fin sans que nous sachions combien vaut la course. En fait les taxi-meter sont de simples tuk-tuk mais avec un compteur...

Notre hôtel se trouve vraiment loin, en fait il n'est même pas sur les cartes que nous avons en notre possession. Tentaculaire, Colombo est composée de districts, nous sommes dans le #6, ce qui en fait le plus éloigné. Heureusement le chauffeur n'est pas trop gourmand et la circulation nous permet en moins de vingt minutes d'arriver au Silvikris Villa.


Nous sommes fort bien accueillis et découvrons notre petite chambre. La maison se trouve dans un quartier résidentiel et dans une ruelle éloignée de l'agitation de la route principale.

Il fait chaud, mais la climatisation de la chambre fonctionne à la perfection, c'est juste que 18º c'est un peu le choc, même les lentilles de contact se remplissent de buée.



Faut-il s'inquiéter de la taille des rats ?
Le quartier est un peu désert et le seul établissement qui semble servir de la nourriture est ce gros M doré qui brille à quelques encablures de notre jardin. Qui aurait cru que le clown maléfique nous servirait notre premier repas au Sri Lanka ? Son voisin le Colonel Sanders n'a qu'à bien se tenir !




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