Jeudi 30 janvier – Bye Bye Koh Lanta, Hello Ao Nang

Comme prévu le pick-up de midi n'est pas là. Le responsable des excursions vient nous voir en nous disant qu'il aura un peu de retard, ça ne m'inquiète pas outre mesure, quinze minutes en Thaïlande ce n'est pas du retard. Finalement à midi et demi il revient nous voir pour nous annoncer que la voiture prévue pour nous emmener à bon port est pleine et qu'il va nous conduire lui-même. Un rapide changement de chauffeur et nous voilà enfin en route.

La cohue est intense sur le quai. Plusieurs bateaux sont venus déverser leurs flots de touristes. Étant donné qu'il faut payer une petite taxe à l'arrivée, la file s'allonge au guichet, les départs s'entassent avec les arrivées, certains commencent à s’énerver ce qui n'améliore pas la confusion ambiante.
Finalement nous embarquons tous sur nos bateaux respectifs et à 13h30 pétantes nous larguons les amarres. La navigation est tranquille, la petite voisine veut absolument savoir ce qu'elle aura dans son goûter et son patient papa de lui répondre pour la centième fois la même chose : des bananes et des biscuits. Dors petite Louise, DORS !
Au bout de deux heures nous atteignons les plages de Railay où nous débarquons une partie des passagers et en embarquons d'autres. Les long tails boats font la navette entre les plages et le Ao Nang Princess, puis nous reprenons la route vers le quai d'Ao Nang.
Vu de la mer ces sites sont sublimes, ils nous tarde d'aller voir tout ça de plus près. Malheureusement la marée basse nous empêche d'accoster au quai, nous serons donc nous aussi pris en charge par des navettes.
Le bordel est intense. Pour embarquer sur ces petits bateaux il faut en débarquer les passagers qui montent à bord. Le tas de sacs et de valises s'effondre lorsque les premiers y prennent leur bagage. Les gens veulent entrer dans la cabine mais nous ne sommes pas encore sortis et si la jeune demoiselle chinoise me pousse encore une fois je la jette par-dessus bord.
L'impatience gagne certaines personnes, ils ne comprennent pas que nous allons tous débarquer et que ce n'est qu'une question de temps.
Bon ça y est, nous sommes dans une navette en direction du quai, finalement tout s'est bien passé, il suffisait juste de patienter un peu.
Et maintenant il faut trouver une piaule.
Nous sommes particulièrement mal tombés en cette veille de Nouvel-An chinois. Tous les hébergements sont complets, les prix ne sont plus du tout les même qu'à Koh Lanta, ici pour 500B on peut éventuellement trouver un lit dans un dortoir. Nous profitons d'une jeune allemande qui nous invite à partager son tuk-tuk pour nous rendre à son hôtel, peut-être qu'avec un peu de chance... Non la chance ne nous sourit pas, tout est complet. Le chauffeur du tuk-tuk nous fais faire le tour de quelques établissements pour demander les disponibilités. Avec le recul je crois qu'il s'est un tout petit peu foutu de notre gueule, mais faut bien qu'il fasse son argent. En fait il nous dit qu'il va voir, et qu'on peut l'attendre dans son carrosse. Je comprends mais un peu tard, qu'il ne demande rien du tout et qu'il revient penaud pour nous annoncer que tout est complet.
Finalement, plein de ressource il nous emmène chez une connaissance qui, comme par miracle tient un bureau d'informations et de réservations. Et là nous trouvons une chambre tout de suite, mais à 3km de la ville. Le prix est élevé, mais il est tard et de toute évidence c'est No Vacancy partout. Nous payons les 1000B par nuit et attendons le transfert vers cette guest house, qui sur photo a l'air pas trop mal. Il faut se méfier des photos...
Notre chauffeur nous attend, mais nous comprenons ensuite qu'il attendait simplement sa commission. Il partira sans même une petite bise.

Allez, de toute façon nous sommes fatigués et impatients d'aller prendre une douche. En moins de 10mn nous arrivons à Ao Nammao qui se trouve de l'autre coté de la presqu'île de Railay, l'avantage est que les bateaux pour les plages sont juste à coté.
La chambre n'est pas mal, mais nous décidons de changer, car trop proche de la route. Nous emménageons dans une chambre plus éloignée, mais le plafond ressemble à une champignonnière hors de tout contrôle et André commence à se sentir mal. Bon pour cette nuit on va essayer de supporter cette infection, on verra ça demain matin.

À Ao Nammao il n'y a rien à faire, mais alors rien du tout, ce qui va drastiquement limiter nos dépenses. De fait nous paierons 80B pour deux dans le kiosque de Madame Poulet ! Une chambre plus chère, mais moins de dépenses, ça va équilibrer.
Saladan Pier
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