New York en liberté avec Sinorama - Jour 3

1er juillet 2013 - Jour 3

Cette ville est un aimant !
Impossible de résister à son attraction, mais il faut bien la quitter pour mieux la retrouver.

Notre retour se fera sous une pluie battante et notre chauffeur... Ahhhhh notre chauffeur !
Il mériterait à lui tout seul un blog au complet... L'archétype du... oui j'ose... du gros con ! Désolé pour mes lecteurs à l'oeil prude et fragile, mais je n'ai pas trouvé de synonyme à ce qualificatif. Une chance que notre jeune et pimpante guide a fait de son mieux pour égayer le bus et compenser la lourdeur de l'ambiance due à ce malotru. Bon rapidement quelques lignes, après on en parle plus...

Un départ peu après minuit de Montréal, nuit agitée, entrecoupée de quelques sommes et par l'inquiétude de mon compagnon de voyage qui semble nerveux. À la dernière halte vers 7h du matin, il m'explique que pendant que je dodelinais de la tête perdu dans des rêves étranges, le bus voguait d'un bord à l'autre de sa voie. Le chauffeur commençait à s'endormir, se grattait la tête nerveusement et enfilait les canettes de Red Bull... Rassurant.

9H15, samedi nous arrivons à Manhattan, il fait déjà chaud, nous sommes fatigués mais excités par la journée qui s'annonce. Le chauffeur que nous allons appeler Michel, nous crie de sortir rapidement du bus car il va prendre une contravention, il crie sur le pauvre jeune homme qui a oublié son appareil photo dans la soute, il crie qu'il aurait du y penser avant et qu'il doit se dépêcher... Jamais un sourire, jamais un bonjour ou une réponse à un bonjour, jamais une porte tenue, pas un merci à la demoiselle qui lui tient la porte... Par contre il aime ça les barres chocolatées, les chips au vinaigre et les boissons énergisantes. 

Le dernier jour donc, sous une pluie battante et dans une circulation dense, notre bon Michou échappe son téléphone sur lequel il est bien sûr en train de texter. Ah oui, nous sommes sur l'autoroute un lundi  matin, il roule à 100km/h, il pleut et tout le New Jersey s'en va au boulot...
Le téléphone gît à terre, étant assis juste derrière la masse de son dos, je me dis, ben là au moins il pourra se concentrer sur la route.
Que nenni ! Il va descendre son siège pneumatique au maximum, défaire sa ceinture de sécurité et se contorsionner de toute sa souplesse pachydermique pour aller chercher son téléphone en gardant deux doigts sur le volant et un semblant d’œil mi-clos sur la route.
Je viens de faire pipi dans mon pantalon.

Vers midi nous arrivons à Woodbury, étape quasi incontournable des accros du shopping au retour de Big Apple. Un faux village tout entier consacré aux bonnes affaires, mais surtout destiné à vider votre porte-monnaie avec le sourire et l'entregent des commerçants américains.
Tout à fait mon genre d'environnement, d'ailleurs je m'empresserais de perdre la paire de Ray-Ban que je venais de m'acheter...
Bien entendu, alors que les 10 autres autobus de Sinorama ont leurs soutes grandes ouvertes pour que les passagers puissent y ranger leurs achats, les nôtres restent obstinément fermées, et personne ne s'aventure à aller voir le bulldog déjà installé à son volant, une main dans un sac de chips l'autre sur son clavier de téléphone.

Par chance la douane à Lacolle commence tout juste à s'engorger et notre bus passe dans les premiers. La file d'attente pour les voitures est interminable, ça fini bien un week-end 3 heures d'attente à la douane !
Notre jolie guide Kiki Sunrice (je me souviens plus de son vrai prénom) tente de faire applaudir notre distingué chauffeur, mais je préfère le huer et faire comprendre ma désapprobation quand à son attitude. D'ailleurs ma lettre de plainte est restée sans réponse... Hey Sinorama c'est quand vous voulez ! Voilà pour les dernières anecdotes.

Alors si vous avez peu de temps, pas de voiture, pas envie de vous taper un Greyhound pendant 7 heures avec 5 arrêts, que les voyages en groupe ne vous rebutent pas, je vous conseille cette escapade. Même en étant libres tous les jours il y a quand même des contreparties : attendre tous les voyageurs le soir (les nôtres étaient particulièrement disciplinés), être tributaires de certains changements de programme, comme la croisière du deuxième jour qui me fit perdre patience, et un dernier jour dans des Outlets dont personnellement je n'avais rien à faire.

Il en ressort quand même de la satisfaction d'un super séjour et de quoi écrire quelques lignes.

Bon voyage...


où est Christophe ?

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