Réflexions cubaines 2 - Observations socio-alcoolo-illogiques

Ahhhh partir en vacances avec ses voisins, quoi de plus dépaysant ?
En observant attentivement quelques-uns de mes congénères, je me suis souvent demandé si je venais de la même planète. 
Petit  matin du deuxième jour, au buffet, j'ai les paupières à peine décollées, mais je vois très clairement entrer le préposé aux bagages avec son gros chariot rutilant en beau laiton doré. Mais que peut il bien faire ici ? Tout simplement ramasser un monsieur passablement obèse et surtout ivre mort qui avait glissé sous sa table et était incapable de se remettre en position verticale... Bravo.
Je sais que je suis dans un hôtel où tout est inclus, d’où son appellation de "tout-inclus" (le all inclusive français), mais est il vraiment nécessaire d'y inclure l'abus et le manque de savoir vivre ? Le trop plein d'alcool n'a jamais été un révélateur de délicatesse. Soupir.
Attention je ne suis pas celui qui jettera la première pelle de glaçons dans un cocktail trop dilué et suis souvent  de temps en temps (ma maman lit ça !) volontaire pour livrer mon corps à certaines expérience éthyliques, en toute modération bien entendu.
Mais que cette surconsommation soit fortement recommandée dès notre arrivée dans l'autobus qui nous mène vers nos hôtels est un peu exagérée. Le guide est explicite, un séjour à Cuba Varadero n'est pas un séjour réussi si on s'en souvient ! 
Je croyais d'abord qu'il y avait une caméra cachée tellement c'était énorme, mais il m'a bien fallu admettre que ce personnage était non seulement très sérieux, mais qu'il avait l'attention de la majorité des touristes dans le bus. 
Cette écrasante majorité avait prévue le coup en emportant non plus des verres thermos mais des vrais barils ! 

L'imposant physique de ces touristes, leur majesté et la nonchalance avec laquelle ils se meuvent peut faire penser à une meute de gros Saint Bernard. Mais la ressemblance est encore plus frappante vers 10 heures du matin lorsqu'ils reviennent à la plage avec leur thermosaure (c'est un thermos dinosaure) balançant leurs 5 litres de pina colada au bout de leurs bras écarlates, cadeau d'un soleil implacable. 
Mention spéciale à nos héros canadiens des provinces anglophones qui, à chaque année réussissent à nous mettre minables. Mais où trouvent ils des thermos aussi gros ?



Dans les faits je suis totalement en accord avec le fait d'emmener son contenant. On voit tellement de verres en plastique rouler sur la plage que l'on est en droit de se demander pourquoi les hôtels n'obligent pas les consommateurs à s'équiper de contenants récupérables. Les Cubains vendent un peu partout sur la plage des gobelets en bambou décorés avec plus ou moins de réussite. 
Il devrait en être de même aux bars des hôtels, et en plus ça fait un très joli souvenir !







Réflexions cubaines 1 - Nager avec les dauphins

Me voilà de retour d'un très agréable séjour en cette île colorée et musicale. Bronzé, reposé, excellents Cohiba, un peu de rhum et plein de bonnes lectures, une belle évasion à la Havane et une journée de plongée à la Baie des Cochons.
Un programme peinard pour recharger les batteries loin de la neige et du froid.
Ces vacances sont aussi une belle vitrine pour observer ses congénères du coin de l'œil et noter certaines choses plutôt surprenantes. D'ailleurs les premiers intéressés sont toujours les premiers à m'en vouloir, allez savoir pourquoi.
J'avais mis il y a 3 jours sur un forum de voyage, le texte ci-dessous concernant le merveilleux loisir d'aller nager avec des dauphins. Activité très fortement conseillée par les responsables de la section loisirs de l'hôtel et par l'agent du voyagiste sur place.
Ce matin, on m'a envoyé un message pour me signifier que mon texte avait été supprimé parce qu'il ne cadrait pas avec la magie censée émaner d'une journée payée au prix fort sur un catamaran rempli de joyeux fêtards, où l'alcool coule à flot du matin au soir la musique poussée à fond...
Je soutiens pour ma part qu'un vacancier bien renseigné voyage mieux. Il en va des pays visités, de son histoire, de sa population ainsi, on sera à même de ne pas faire d'impair et de pouvoir communiquer. Évidemment, la péninsule de Varadero n'est pas très concernée par ces détails puisque 80 % des gens ne quittera même pas leur hôtel et la majorité des autres payera un voyage organisé bien encadré.

Je ne suis pas là pour critiquer l'un ou l'autre, se reposer, visiter avec un guide sont des activités tout à fait louables, mais un petit coup d'œil dans un guide de voyage ne peut faire de mal. Je ne suis pas non plus membre du PETA, organisation animaliste qui préférerais tuer les humains pour sauver une souris ou passe et repasse ad nauseam les images d'archives de bébés phoques écorchés alors que leur chasse est interdite depuis 1987.
Je suis juste fâché de l'ignorance...
Bon, avant d'attaquer les dizaines d'autres détails, je voulais transmettre ici le texte qui a été censuré. Ainsi, rien ne vous empêchera d'aller caresser cette jolie bébête au grand sourire, mais au moins vous ne le ferez plus inconsciemment.

Le sourire trompeur des dauphins...
... ou comment les touristes pourraient faire changer les choses.

Qui n'a pas rêvé de nager un jour avec les dauphins, ces mammifères qu'on dit supérieurement intelligents ? Il est possible de le faire, pour quelques dollars, dans des parcs aquatiques au Mexique, à Cuba ou encore aux États-Unis. Mais, détrompez-vous, si vous pensez que les dauphins sourient, en exécutant des pitreries contre de la nourriture. Peu de gens se doutent de toute l'horreur qui se cache derrière cette attraction touristique. Captures sauvages, trafic illégal, morts prématurées et pénibles conditions de captivité. Une industrie lucrative, mais ô combien douteuse.
Chaque dauphin rapporte un million de dollars par année. Il se vend 100 000 $. C'est une industrie très lucrative, et le dauphin est l'animal sauvage le plus convoité sur la planète. On le chasse notamment dans les eaux du Japon, de Cuba et des Îles Salomon. La capture sauvage de ces mammifères blesse mortellement des dauphins, les petits sont séparés de leurs mères. Une fois que les entraîneurs ont choisi les plus beaux spécimens, on envoie les autres à l'abattoir pour leur chair, prisée en Asie. Chaque année, 23 000 dauphins sont tués.

Conseils aux touristes
Les touristes ne posent pas les bonnes questions. Ils vont demander le nom du dauphin ou son âge, mais jamais d'où il vient. On peut facilement comprendre la fascination des gens pour les dauphins, mais la seule solution acceptable est d'aller les observer en mer.

Quelques informations
* En liberté : le dauphin vit plus de 50 ans ; en captivité 53% d'entre eux meurent dès les trois premiers mois
* En liberté : le dauphin mange du poisson vivant ; en captivité il ne mange que du poisson mort, en quantité insuffisante (afin qu'il soit plus docile et réagisse mieux à la récompense-nourriture lors des dressages)
* En liberté : le dauphin vit au sein de structures sociales complexes, restant en contact avec sa famille durant sa vie entière ; en captivité, le plus souvent isolés dans des bassins en béton nu, la plupart souffrent d'un stress ou d'une tristesse permanente. Certains d'entre eux se suicident.
* En liberté: le dauphin nage plus de 100 miles marins par jour, plonge jusqu'à des profondeurs de plus de 300 mètres et parcourt les océans durant toute sa jeunesse, à l'aventure. En captivité il peut être légalement confiné dans un espace très restreint et de 8 pieds seulement de profondeur. Aucun bassin au monde n'est assez grand pour lui et ne permet de reconstituer le moindre simulacre d'un habitat naturel.
* En liberté: le dauphin vit dans l'eau salée, riche de multiples oligo-éléments, de goûts subtils et d'informations. En captivité il vit dans une eau traitée au chlore, imprégnée du goût intense de ses propres excréments et de ceux de ses compagnons et privée de tout mouvement de marée, de poisson, d'algue ou de quoique ce soit de vivant.
* En liberté: le dauphin utilise le sonar pour "voir" et pour communiquer. En captivité il est incapable d'user de son sonar du fait de la douleur que lui cause l'écho de retour sur les parois de béton du bassin .
* En liberté: les delphines mettent bas tous les deux ou trois ans à partir de l'âge de quatorze ou seize ans. Nombre de nouveau-nés mis au monde en moyenne : de 6 à 7. En captivité, plus d'un tiers des naissances échouent. Moyenne de naissance par delphine captive sur sa durée de vie complète: moins de une.
* En liberté: les dauphins ne sautent pas au travers de stupides hula-hoops, ne mendient pas leur nourriture et ne transportent personne sur leur dos comme des ânes.En captivité les dauphins se soumettent à ces humiliations parce qu'ils ont faim, tout simplement, et que leur régime alimentaire est soigneusement contrôlé pour les affamer de manière permanente. En cas de résistance grave, l'isolement est utilisé.

Vous voilà à présent un peu mieux informés.


C'EST MAINTENANT À VOUS DE FAIRE LE BON CHOIX

#EmptyTheTanks



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