Un nouveau poison légal signé McDo !

Horreur ! 
L'immonde clown à cheveux rouge s'enorgueillit de la sortie de son nouveau sandwich le McBiskit. Champion toutes catégories confondues de gras saturé, de sel et évidemment de calories, il est déjà en train de révulser les diététiciens. C'est tout simplement le pire sandwich de petit-déjeuner de restauration rapide (fast food pour les Français) qui ai jamais vu le jour...



Je ne suis pas un aficionado du trop-mieux-manger-mieux que les autres, je craque même de temps en temps pour un burger et une poutine (rarement ensemble à vrai dire), mais il y a des limites à la débilité.
Si un seul sandwich vous procure 98% de gras saturé et 50% de sel de l'apport quotidien, que mangerez vous le reste de la journée ? 
Et encore vous n'avez pas ingurgité votre kilo de frites et votre deux litres de Coke !
600 calories - 20 grammes de gras saturé - 1150 mg de sel (l'équivalent de trois tanches de pain avec neuf carrés de beurre), voilà à quoi se résume cette nouvelle et grassouillette petite bombe à retardement.


De plus l’hypocrisie des responsables est un exemple flagrant de mauvaise foi. 
Dixit madame Parks, directrice en chef de la gestion du menu : 
«Chez McDonald’s, l’évolution du menu est axé sur la qualité et les besoins de nos clients, un processus où la plus grande attention est portée à la saveur, au rapport qualité-prix, à la commodité et au service rapide et courtois»


C'est, si j'ai bien tout compris son discours alambiqué, la faute du client himself si McDo nous sert de la mouise. Comment se décharger de ses responsabilités en accablant le consommateur qu'on aura attiré par tous les moyens marketing dans ses ''restaurants''.
Là je n'aborde même pas les catastrophes environnementales et la surproduction de viande dans les pays pauvres pour gaver les pays riches.


Les enfants (premiers ciblés par le maléfique clown) finiront par se moquer de leurs copains trop minces, et les gens en-dessous du facteur d'obésité seront montré du doigt !


Pour finir je pourrais aussi reprendre le titre du livre de Laure Waridel : acheter c'est voter. Un livre idéaliste et un peu utopiste, mais qui donne matière à réflexion.
Vous, consommateurs êtes les seuls à pouvoir faire changer les choses. 
On ne nous mets quand même pas un pistolet sur la tempe....

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Topes de Collantes - 19 janvier 2011

La nuit a été un vrai charme, le seul bruit est le chant des oiseaux, l'air sent bon.
Avant le débarquement du troupeau des touristes qui bien entendu a fini dans le seul hôtel, nous sautons sur le buffet du petit-déjeuner.
Là encore force nous est de constater que les gens se comportent comme des porcs... 

Remplir son assiette d'une montagne de frites, saucisses, bacon, omelette, ketchup et en laisser la moitié. 
En remplir une autre de crêpes, viennoiseries, pains, confiture, et en laisser la moitié. 
Faire déborder un gros bol de yaourt, céréales, fruits, miel et en laisser la moitié...
Jeter de la nourriture, abuser sur les quantités dans un pays où les paysans triment comme des damnés pour nourrir leurs familles, ça me dépasse !


Nous quittons l’hôtel et grimpons dans des camions russes qui semblent pouvoir passer n'importe où. D'ailleurs les Russes qui nous accompagnent ne sont pas peu fiers de leur merveilleuses technologie.
Quarante cinq minutes de chemins défoncés de montées abruptes et de descentes au ralenti, et nous arrivons au début du sentier du Rio Melodosio. Le nom de rivière mélodieuse est dû au fait que tout le long du sentier nous entendrons le murmure cristallin des eaux vives.




Valentino notre guide semble connaître tout ce qui pousse, vole, rampe, saute et crie dans cette forêt. Il rassure les citadins en leur affirmant qu'il n'y a pas de bêtes dangereuses dans ces bois. J’émets un léger doute en roulant des yeux lorsque je contemple mes congénères... 
La promenade est agréable, le temps radieux et les vieilles dames se plaignent encore.


Après une heure nous arrivons au début du fameux Rambo Tour dont tout le monde parle mais dont nous ignorons tout. En fait il s'agit de se mettre en maillot de bain, de ne pas hésiter à mouiller ses souliers et descendre la rivière en sautant de trou d'eau en trou d'eau.
Valentino prendra un malin plaisir à nous barbouiller le visage de graines de roucou écrasées. Le colorant se révèle parfaitement résistant à l'eau et je conserverais toute la journée un hâle intensément rougeâtre.
Le premier saut est de loin le plus haut, tout le monde hésite, mais j'arrive et l'honneur du Québec et de la France sont en jeu. 
J’exècre l'eau froide. 
Vu d'en haut cette rivière semble glaciale...


L'honneur est sauf, je ne quitterais jamais la première place, talonnée de près par quelques Gropapov qui ne réussirons jamais à me déloger.
La descente est exaltante, je pense aux autres qui n'ont pas voulu mouiller leurs brodequins et profite de cette rafraîchissante ''aventure''.
La suite du sentier est toute aussi bucolique, mais tous les groupes ont maintenant convergé vers un seul chemin, et c'est au milieu d'une horde slave que l'ex-paisible promenade se poursuit. 


Un peu de riz, de poulet, de café et de papayes plus tard nous remontons dans les camions pour revenir à notre point de départ. Les Gropapov ont sérieusement abusés de rhum qu'il ont consommé avec autant de facilité que leur vodka, et c'est en compagnie de tous les membres du Grand Choeur de l’Armée Rouge que nous rentrons...
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