Une plongée de rêve et un rêve exaucé - vendredi 5 mars

Ce matin je vais plonger à Shark Point et en plus j’ai très bien dormi !

Le site est considéré comme un incontournable et le meilleur des îles. À 10 heures 10, je peux à mon tour en profiter. Dès la surface on aperçoit le fond à plus de 35 mètres.
La visibilité est exceptionnelle, le courant tellement léger qu’il est inexistant et la descente dans le bleu est une chute libre au ralenti, du grand bonheur.
Nous sommes aujourd’hui accompagnées d’une jeune anglaise un peu pataude, mais qui se révélera plus à l’aise en apesanteur.
Dès le début, Gordon notre guide nous emmène vers une patate de corail de sa connaissance et cherche assidument quelque chose dans les entrelacs d’une gorgone qui à cette profondeur parait gris vert, mais qui doit être d’un rouge éclatant.

Enfin, il me fait signe et me montre du bout de son pic deux microscopiques hippocampes pygmées de la même couleur et de la même texture que leur hôtesse végétale. Impossible de trouver ces bestiaux sans savoir qu’ils étaient là.
De l’autre coté du rocher corallien, se balance doucement au rythme d’un ressac invisible, un poisson-feuille.

Pas de requins pour nous à Shark Point, mais un face à face assez majestueux avec un thon démesuré, un peu comme on voit dans l'emission Thalassa ! Sa bouche entrouverte laisse apparaitre de bien grosses dents, et certain de sa puissance il va voir les plongeurs comme pour les défier et leur signifier qu’ici c’est lui le patron. Jusqu’à ce qu’un filet de pêche japonais lui fasse ravaler sa superbe et qu’il finisse en petits sushis dans une vitrine réfrigérée…
Des perroquets à bosse, une toute petite anguille bleue et quelques tortues viendront nous en mettre plein les yeux pendant ces presque 60 minutes. N’eut été de Laura, la plongée aurait été plus longue, elle respire un peu fort l’Anglaise...

Après une pause repas avec André, je pars pour ma deuxième plongée, sur Manta Point. Il n’y ont jamais vu de manta, mais comment savoir ce qui passe par la tête des personnes qui inventent le nom des sites.
La plongée sera pépère, pas grand-chose à voir sinon beaucoup de beau corail, quelques murènes et des poissons par centaines.

Au retour le ciel s’est assombri au-dessus de Lombok, le ciel est noir jais, on ne voit même plus la côte de l’île, et le front pluvieux semble se rapprocher dangereusement de notre retraite ensoleillée.
Le temps de ranger le matériel et d’entamer la route du retour, la pluie commence à tomber. D’abord timide et sans envergure, elle prend rapidement de l’ampleur et se montre sous son vrai jour. Sous les tropiques, les averses peuvent être longues et puissantes, je crois que nous avons à faire à cette catégorie de pluie !
Je marche, en maillot de bain dans la route sablonneuse, la chaude ondée me coule sur le corps, une délicieuse sensation et une hâte.

J’arrive au bungalow et vais enfin assouvir mon fantasme.

Depuis que je suis enfant je rêve de prendre une vraie douche sous la pluie, comme dans les publicités Tahiti Douche ! La dernière fois que j’ai failli accomplir cet exploit était à Koh Bulon, en 2002, mais à peine le savonnage terminé que la pluie s’est arrêtée.
Aujourd’hui je vais non seulement accomplir le lavage et le rinçage, mais en plus je vais en profiter pour me dessaler complètement, puisque sur l’île rares sont les endroits où l’eau est vraiment douce. Un peu saline, l’eau qui sort des robinets est évidemment impropre à la consommation, mais laisse toujours la sensation d’une peau poisseuse et mal rincée.
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