Au revoir Bali, retour à Bangkok - Vendredi 12 mars

Il est 7 heures, le réveil nous incite à prendre notre courage à deux mains, il faut laisser Bali à ses Dieux et ses touristes. Il nous faudra à peine 10 minutes pour trouver un taxi que nous payerons huit fois moins cher qu’un transport proposé par l’hôtel.
Évidemment tous les comptoirs d’Air Asia sont encore fermés, alors nous patientons presque deux heures en faisant l’inventaire de tous les souvenirs hideux dont nous aurions pu gratifier nos amis. Par chance pour eux nous n’avons en poche que quelques billets pour nous hydrater et payer la taxe de l’aéroport !
L’enregistrement sera un peu bordélique avec des comptoirs à destination de Perth en Australie qui enregistrent pour Bangkok, alors que ceux de Bangkok ne sont pas encore prêts. De toute façon j’ai préenregistré nos places il ne nous reste qu’à déposer nos sacs sur le tapis. Pendant notre très longue attente nous avons eu le temps de vérifier le poids de nos bagages et contrairement au couple de vieux Russes qui, à force de subtils déplacements a fini par passer devant tout le monde, nous n’aurons pas de ruineux supplément de poids à payer.
Il est 10 heures 15 et nous sommes attablés devant un spaghetti carbonara et un café balinais… Joyeux mélange !
Avec une dizaine de minutes de retard nous nous arrachons au tarmac, survolons une dernière fois les plages et ballottés à travers les gros nuages cotonneux nous filons vers le royaume de Siam.
Notre périple balinais est terminé, ma plus grande satisfaction est, entre autre, de ne pas avoir connu le contact rugueux de l’asphalte malgré tout ce qui aurait pu y donner droit.
Cette île ne nous aura donné que du bonheur, de belles découvertes, de riches rencontres et la très forte envie de revenir. Découvrir Lombok, se dorer au soleil de Gili, gravir un volcan, aller voir les dragons à Komodo, la liste est sans fin.
Après quatre heures de vol nous atterrissons à l’immense aéroport international de Bangkok, passons les douanes où officient des fonctionnaires entrainés à surtout ne jamais sourire ni exprimer le moindre sentiment que ce soit, et attrapons un taxi. Le chauffeur suggère un prix exorbitant arguant un trafic noir comme sa chemise pour justifier ses tarifs. Je lui demande gentiment de démarrer son compteur ce qu’il refuse de faire, je lui demande alors de faire demi-tour et de nous déposer là où il nous a embarqués. Un peu moins gentiment.
Finalement nous arrivons à un compromis, duquel il sort vainqueur, mais je n’ai pas envie de me battre, et nous filons sur une autoroute déserte. La fameuse circulation noire est aussi claire que le ciel de Bangkok, il n’y a pas un chat dans les rues et je félicite le chauffeur pour la belle couleur de sa chemise. Nous apprendrons par la suite que ce sont les annonces des manifestations monstres prévues en ville qui ont refroidies les ardeurs des automobilistes en ce vendredi.
Notre chambre est prête, face à la piscine au 6eme étage loin de la rue et du bruit. La petite sieste d’André durera presque quatre heures, nous resterons tranquillement dans le quartier avant de profiter d’un matelas assez coriace mais très confortable. Vivement notre lit et nos oreillers.
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