Une ride de scooter, le temple dUluwatu - jeudi 18 février

Nous avalons rapidement un léger petit déjeuner au restaurant de l’hôtel, puis allons à la recherche d’un scooter pour la journée. Je négocie un engin pour 4 dollars, moins cher qu’un whisky/coke, nous enfilons nos casques et descendons vers le sud de l’ile.
La conduite à Bali défie toute loi de la logique, les deux roues sont très nombreux et se frôlent sans jamais se toucher dans une circulation dantesque.
Nous nous perdons plusieurs fois, mais les Balinais non contents d’être très polis sont également très serviables, et nous n’aurons jamais besoin de demander notre route. À la moindre hésitation de notre part, ou d’un coup d’œil sur la carte, quelqu’un s’arrête pour demander ou nous allons et nous indique la bonne direction.
Nous arrivons enfin au temple, et devons nous acquitter d’une somme modique pour les entrées et deux sarongs obligatoires des plus seyants…
Nous avons aussi achetés des bananes pour les nombreux singes dont nous devons nous méfier, car ceux-ci adorent délester les touristes de leurs lunettes, boucles d’oreilles ou autre babioles.
Le temple est loin d’être aussi flamboyant que ses pendants thaïlandais ou cambodgiens, mais il est agrippé au sommet d’une falaise que balaient les vagues de l’océan Indien, c’est très impressionnant.
Nous parcourons la petite promenade qui longe la falaise et admirons un paysage fantastique comme si nous étions des oiseaux.
Au retour au temple nous passons du temps à observer le comportement fascinant des primates. Leurs gestes sont tellement identiques aux nôtres, leur affection, l’attention qu’ils portent à leur progéniture, les jeux et leurs disputes.
Un bassin rempli d’eau sert de piscine et les animaux y plongent sans hésiter à la recherche d’un morceau de banane ou juste par plaisir.
Par contre ils savent rapidement d’où vient cette nourriture, et la moindre main plongée dans un sac devient une promesse de gourmandise. Nombre de touristes se font attraper en hésitant à ressortir rapidement la main, et pris de panique André me lancera tout un sac de morceaux de banane au dessus de singes passablement énervés de son attitude irrespectueuse.
J’attrape le sac, fini par l’ouvrir et à lancer les bananes à des singes que je voulais voir sur une statue pour la photo du siècle, l’urgence de la situation en décidera autrement.
Nous reprenons notre route, le soleil frappe à grand coup de massue photonique sur mes bras que je dois couvrir de crème. Nous allons manger au Jiwa Café, petit bistro le long d’une route fréquentée par des dizaines de surfers, la planche accrochée sur le coté de leur mobylette.
Puis nous remontons vers la baie de Jimbaran, réputée pour ses warungs de fruits de mer et poisson grillés sur des braises de noix de coco.
La plage immense de sable fin est une halte incontournable pour se rafraichir dans une eau presque aussi chaude que l’air, mais les vagues seront un divertissement agréable.
Nous reprenons la route du retour et traversons le sud de l’ile d’ouest en est.
La circulation est complètement débile !
Il faut se faufiler entre les voitures, camions, motos, éviter les piétons et vélos, les voitures qui font demi-tour de l’autre voie, surveiller ce qui arrive derrière en freinant ou en accélérant, frôler un camion fumant pendant qu’une autre moto passe entre nous deux. J’imagine que derrière moi André est en train de serrer les dents et les fesses !
Pour avoir dépassé une ligne blanche à un feu rouge, un Balinais m’informe que ce serait mieux que je recule un peu car la police veille et rackette les occidentaux irrespectueux. Je lui dis que dans mon pays aussi la police m’arrête souvent et que je dois aussi les payer, via le gouvernement, finalement c’est comme du racket organisé… ça le fait beaucoup rire, et s’il le pouvait me donnerait une bonne claque sur l’épaule. Ses voisins aussi rigolent un bon coup puisqu’ils ont suivis toute notre conversation. Ces gens sont d’une gentillesse extraordinaire et la moquerie de l’autorité policière est internationale.
Nous rendons la moto, sains et saufs, épuisés et nerveusement à bout, mais quelle riche expérience de conduite extrême ! La bière très froide, un vrai délice après ces kilomètres sous la forge céleste et dans une circulation qui rendrait hystérique la plupart des conducteurs…
Moi qui pensais que les thaïs conduisaient bizarrement, j’ai trouvé pire! Ce n’est pas encore la conduite cambodgienne ou l il n’y a vraiment aucune loi respectée, mais c’est un excellent exercice de maitrise de soi…
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