Un chien et des dinosaures - 1er février

Promenade sur la plage, soudain un chien fait son apparition. Que dis-je un chien ?

Je qualifierais cet animal d’expérience aléatoire à la docteur Frankenstein.

Un improbable mélange de plusieurs espèces, une tète de dogue et berger allemand, un corps de sanglier sur des petites pattes de cochon et une énorme paire de choses de la vie de taureau, il doit aussi y avoir un peu de méduse …

Il est d’une laideur ahurissante, je n’ai jamais vu un animal aussi insupportablement disgracieux.

Les enfants pleurent et font ce qu’ils peuvent pour faire le plus grand détour possible. Hélas un enfant qui a peur se met souvent à courir, et le chien, si tant est qu’il en soit vraiment un, aime beaucoup courir après les enfants apeurés.

Son poil ras est collé par le sel et il a un petit filet de bave au coin de sa lippe renfrognée, il ne lui manque que les traces des points de sutures qui prouveraient qu’il a été conçu par un savant fou…


Le sort des chiens en Thaïlande est assez peu enviable, autant les gens prennent soin de leurs chats, autant les chiens sont abandonnés à leur triste sort.

Moins stigmatisés que leurs congénères cambodgiens, qui eux sont carrément maltraités, ces pauvres bêtes de compagnie errent dans les rues à la recherche de l’âme sœur.

Ou alors c’est complètement l’inverse, et le petit toutou à sa mémère est bichonné, peigné, brossé, blanc et duveteux comme une peluche et soigné comme un enfant de la famille. Il suffit juste de bien naitre, comme pour les humains.


Quittant la plage, reposé et dument trempés, nous allons oindre nos corps par le soleil tannés.

Ce soir nous partons manger et jouer au Dino Park, car non content d’être un restaurant acceptable quoique plus cher que la moyenne, le site abrite un mini-golf des plus originaux.

Entre volcan en irruption, cascade et rivière, imitation de tyrannosaure, stégosaure et autre triceratops, les parcours serpentent et dévoilent toujours de nouveaux aménagements.

Nous laissons passer une famille russe qui pense être seule au monde, posant pour des photos au pied de chaque animal, bien installée sur les tapis verts sur lesquels nous aimerions jouer.

Las de fulminer contre leur absence totale de savoir vivre, nous laissons passer l’orge soviétique en nous en moquant abondamment.

Il fait une chaleur et une moiteur difficilement supportable, mais le trou final apparait après une petite colline dont André se servira pour envoyer sa balle quelque part entre la route et la forêt antédiluvienne…

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