Départ pour Bali, j’ai chaud ou j’ai froid ?-mercredi 17 février

Il y a des nuits courtes plus facilement acceptables que d’autres et il est toujours plus facile de se lever aux premières heures du jour lorsque l’on part en vacances…
Le minibus est bien là à 4 heures et nous sommes à l’aéroport en 10 minutes.
L’enregistrement est long et nous devons à la dernière seconde transférer du poids car je me suis un peu trompé dans ma réservation. L’attente aux douanes est interminable, mais nous aurons quand même 45 minutes d’avance sur l’embarquement.
Le service chez Air Asia est bon, mais tout, absolument tout est payant ! Un café 50 bahts, la bouffe, et même l’eau sont payants… Qui dort dine, je ferme les yeux, la tête engoncée dans mon casque audio et récupère les heures perdues de ces dernières nuits.
En 4 heures 30 nous arrivons à Bali, il fait beau, et une chaleur tropicale étouffante nous accueille. Nos sacs sont dans les premiers à montrer le bout de leurs sangles, nous sortons de l’aéroport ignorant les centaines d’invitations à prendre un taxi, et en arrêtons un sur la route.
Avec le compteur il nous en coutera 78 000 roupies pour nous rendre à Sanur, à l’hôtel que nous avons aléatoirement choisi dans le Lonely Planet il y a moins d’une heure.
La monnaie est déstabilisante, je retire 3 millions au guichet ! Trente beaux billets de 100 000 ! En enlevant tous les zéros, je me retrouve avec 300 dollars dans les poches…
Nous choissions un très joli bungalow en retrait de la route, dans un jardin très agréable, ce que doivent penser les milliards de moustiques qui sévissent à la nuit tombante.
Nos sacs sont posés et avant même de les ouvrir nous sortons manger, le pauvre muffin de l’aéroport est bien loin dans le tube digestif.
Nous portons notre choix sur le café Batur Jimba, une superbe terrasse, une décoration impeccable et un service parfait. La nourriture s’y révèlera toute aussi agréable, et pour la première fois depuis très longtemps nous mangeons en même temps !
Nous quittons ce lieu enchanteur pour nous promener sur la route principale en direction du nord. Nous sommes continuellement interpellés par les conducteurs de taxi, mais eux aussi croulent sous la chape de plomb et sont si peu convaincant que même si j’avais une hésitation ils n’insisteraient pas plus.
Les décorations sont raffinées, la rue est propre, nous bifurquons vers la plage et empruntons la promenade de 4 kilomètres en sens inverse.
André ne cesse de s’exclamer et d’ouvrir grand ses yeux, à mon avis il devrait aimer Bali.
Plus de taxi sur le bord de mer, mais des massages. Avant même de se faire inviter nous répondons en cœur “no massages thank you“, ce qui fait rire les dames affalées sur le bord du chemin.
Quelques cerfs volants ponctuent le ciel de leurs formes exotiques, des bateaux pirates survolent un horizon azur, et au loin les contours de Nusa Penida donnent du relief à l’horizontalité océane.
L’ai-je dit ? Il fait vraiment très très chaud ! L’humidité est à couper au couteau, j’ai l’impression de savoir ce que ressent un dumpling dans un panier vapeur !
En revenant sur nos pas, par la route, nous croisons des villas et des propriétés que leur porte d’entrée suggère magnifiques.
Tout est ouvragé, décoré, finement sculpté, le raffinement est partout.
Au bungalow l’air conditionné fonctionne à merveille, un peu trop même, mais nous n’aurions pas pu dormir avec un simple ventilateur au-dessus de la tête.
Nous sortons manger au Lumut, juste à coté de notre hôtel, l’accueil est vraiment charmant, le staff parle très bien anglais et la nourriture conseillée par la patronne sera à la hauteur de nos espérances. Mon steak de thon à 5 dollars sera un enchantement pour les papilles et le poulet au coco pour André sera tout aussi excellent.
Par contre la nuit sera glaciale, j’ai du faire une petite erreur de programmation en me couchant et nous avons grelottés toute la nuit, je crois même avoir rêvé d’être un chasseur Inuit blotti sous son igloo, ou de revivre ma triste expérience de pêche blanche à attendre des heures qu’un micro-poisson confonde mon hameçon avec une nourriture providentielle…
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