Bob Marley à koh Phangan 14 fevrier

Bonne Année, bonne Saint Valentin.


A 8 heures 30 une voiture nous attend pour nous emmener au quai d’embarquement, le bateau part pour Koh Phangan, avec un peu de retard.


La mer est formée et l’équipage se démène pour distribuer de petits sacs plastiques avant que la cabine ne se transforme en cauchemar. J’en profite pour m’avancer un peu dans cette histoire en observant mes congénères terriens. Un pauvre mètre de creux et les voila à genoux priant ciel et démons pour mettre fin à leur triste existence.

Il y a deux stades dans le mal de mer, celui ou a envie de mourir, et celui ou on regrette de ne pas être mort… Je compatis sincèrement pour avoir vécu moult fois ce genre de situation, mais ne peut m’empêcher de me sentir bien !


Arrivés à Koh Phangan nous sommes tout de suite harcelés par des représentants d’hôtels. Nous ne savons pas du tout ou aller, tout ce que nous avions prévu ne se réalise de toute façon pas, mon vieux Lonely Planet est dans un colis en route vers Montréal, l’édition 2009 quelque part dans un bureau de poste ou au mieux sur la table de la cuisine…


Nous ne pouvons nous fier sur les brochures qui ne donnent aucun prix et montrent toujours les photos des plus belles chambres. Inabordables.


Nous avions envisagés de chercher sur la plage comme a Koh Tao, mais le relief de cette ile est vraiment différent. Les plages sont insérées dans des baies accessibles seulement par la route.

De plus sur on ne peut jamais savoir si l’endroit paradisiaque le jour ne se transformera pas en épouvantable discothèque une fois la nuit tombée.


Finalement nous sortons la brochure d’un hôtel reçu à l’accostage et prenons un taxi pour la baie de Haad Yao, à environ 20 minutes au nord.

J’ai la fâcheuse impression que cet endroit est quelque peu perverti par la présence néfaste de raveurs de tous horizons, considérants Phangan comme une grosse piste de danse, d’alcool et de drogues.


C’est la première fois que je vois aussi peu de sourires, l’accueil à l’hôtel est austère, voire polaire. Nous visitons une chambre, puis une deuxième. La fatigue aura raison de nous et nous déposons les armes, et les bagages.


Vite sautons sur le sable fin de cette baie aux eaux calmes.

Les touristes peu nombreux font de cet endroit un agréable havre de paix. L’eau est chaude, nous sommes à l’abri du vent fort qui souffle d’est, le bonheur ne tient pas à grand-chose…


Une journée complète à ne rien faire sinon s’enduire de protection solaire, se retourner régulièrement et se tremper pour tempérer nos corps bouillonnants.

Le soir nous allons parcourir la plage qui n’est pas très longue et montons aux bungalows de la colline pour y boire un coup. À la surprise générale André commande un cocktail sans alcool, apparemment c’est la toute première fois que le barman sert un de ces breuvages ! Je reste fidele à ma bière, pas de surprise, pas de drôle de regard, pas d’attente…

Nous redescendons sur la plage ; à présent tous les restaurants et hôtels ont pris possession du sable et y on installés tables, chaises et barbecue.


Comme d’habitude, le reggae règne en maitre des tropiques.

Je me demande ce qu’il y aurait eu comme musique si Bob Marley, le reggae et la Jamaïque n’avaient pas existés… J’aime bien ce genre de rythmes, mais là ca frise l’intoxication et la surenchère.


Des thaïs se promènent, dreads au vent, nonchalants, proposant quelques grammes d’herbe qui fait rire, mais l’épée de Damoclès d’un contrôle de police est bien plus efficace que toutes ces invitations à la débauche…

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