Le voyage


19 janvier


28 heures de voyage. 17 000 kilomètres. 12 heures de décalage horaire. 850 kilomètres à l’heure à 10 000 mètres d’altitude. –60°C. Deux fois 500 days of Summer, une fois Il pleut des boulettes de viande, 2 fois Man Vs Food (je dois vous en reparler !), quelques reportages incompréhensibles et des plateaux repas…





Nous y voilà enfin !

Un voyage comme ça, ça se mérite !

Réveillés à 3 heures du matin après une nuit que je qualifierais d’épisodique, nous arrivons à 4h30 à l’aéroport pour entamer les procédures interminables de douanes et de contrôles.

Il est intéressant de noter que nous sommes presque mis à nu par les douaniers américains, que nous n’avons droit à aucun bagage à main hormis une sacoche et mon sublime sac d’épicerie, mais qu’une fois à Chicago, nous pouvons emmener n’importe quoi dans la cabine.

Serait-il possible que nos voisins du sud imaginent que les terroristes vivent partout sur la planète sauf chez eux ?

Nous avons eu la bonne surprise d’apprendre que nous n’aurons pas à nous occuper de nos bagages jusqu'à notre arrivée à Bangkok, ce qui, contre toute attente rajoute un stress supplémentaire à André, persuadé qu’un simple code barre ne permet pas de gérer une opération aussi complexe.

Je lui fais remarquer que même si nos bagages devaient se perdre, nous ne serions pas pris au dépourvu puisque nous n’avons quasiment rien dedans.

Qui a eu la brillante idée de nous faire traverser la section des 1ères classes avec leurs sièges/couchettes, télé intégrée, champagne et autres mignardises avant de devoir se serrer dans notre pauvre classe économique ?

Dans notre malheur, nous avons quand même la chance d’avoir 3 sièges pour 2 et pouvons sans problème étendre nos jambes et prendre nos aises.

Pendant ces 13 heures de vol, j’ai quand même jeté un œil sur les programmes de films.

Curieusement, le film d’animation (il paraît que c’est ringard d’appeler ça un dessin animé) dont le titre ne laissait rien présager de bien enlevant est intéressant et permet de peaufiner mon délicieux french accent dans la langue de Roosevelt.

Par contre, je n’ai pas compris grand chose à cet espèce de gros porc qui tente d’animer l’émission man vs food… L’homme contre la nourriture ! Tout un programme… Juste pour avoir une vue d’ensemble : un américain moyen, doté d’une légère surcharge pondérale (pour son pays), fréquente les restaurants qui proposent les bouffes les plus grasses, pimentées, over sized jamais vues. Le générique ferait rendre l’âme a tout végétarien qui se respecte, et tourner l’estomac des plus gourmands gourmets. Le porc se goinfre littéralement de bouffe qui dans un autre contexte pourrait éventuellement avoir l’air appétissante. Enfin pas toute. C’est vraiment dégueulasse et je suis trop heureux de voir arriver mon plateau repas avec ses 12 nouilles à la sauce tomate !

Il est 23 heures, avec presque 1 heure d’avance notre mastodonte se pose sur le tarmac de Suvarnabhumi, le nouvel aéroport international de Bangkok.

Énorme, propre et agréable, cet aéroport donne le goût de venir plus souvent ! Les formalités douanières vite expédiées, nous pouvons enfin aller récupérer nos sacs.

Au fait, pourquoi les douaniers sont-ils toujours obligés de tirer une gueule de 6 pieds de long ? Quel que soit l’endroit (sauf Marseille, ils sont plutôt cools la bas), la tronche des douaniers donnerait presque l’envie de faire demi-tour dans la seconde. Mais bon, après 28 heures de voyage on réfléchit 2 fois à la question…

A peine arrivés devant le tapis roulant, les sacs sont là, embarqués sur nos dos, nous franchissons la porte, une douce chaleur humide nous accueille plus sûrement et agréablement que la préposée aux passeports, et sautons dans un taxi.

Bangkok nous voilà !

Vingt minutes à 130 km/h, nous arrivons enfin en ville. L’hôtel Malaysia nous attend, il est minuit et demi et nous sommes un peu fatigués.

Juste la force d’avaler 2 bières avec un délicieux pad thaï, il est temps de rejoindre le lit...

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