Le Royal India, le quartier chinois et le métro


Malgré le plan approximatif que j’ai en ma possession, nous finissons dans le quartier indien et trouvons le boui-boui recherché. La nourriture y est excellente alors que l’environnement laisse croire le contraire. Ami aseptisé passe ton chemin en courant !

Les rats se disputent entre le brûleur au propane et le brinquebalant barbecue tandis que le marmiton fait sauter, cuire, mijoter, bouillir, griller nos curry et autres pains nan.

Mais comme d’habitude nous ne serons pas malades, étonnant résultat de ces pays où l’on mange dans la rue et où il n’arrive jamais rien à nos estomacs. Nous n’avons pas encore vu de Purel ici et personne ne semble en proie à une crise de folie à cause de la soi disant pandémie mortelle de grippe…

Le quartier indien jouxte le chinatown et nous lançons nos corps démesurés dans les venelles farcies de vendeurs et acheteurs, de livreurs et de mendiants.

Une chose à laquelle il faut prêter attention ce sont justement ces mendiants. Les plus classiques se tiennent dans une encoignure de mur et tendent leurs mains en attendant l’aumône. Certains portent leurs enfants chétifs à bout de bras, et toute la misère du monde est ainsi exposée.
Mais les plus bouleversants sont ces êtres rampants, quelques fois avec un ou deux membres en moins, poussant du bout de leur nez leur gamelle, se traînant sur les trottoirs, cachés au milieu d’une forêt de jambes et sur lesquelles nous manquons de marcher. Il ne faut pas s’imaginer qu’il y en a des milliers cachés partout, prêts à vous attraper du bout de leur moignon, mais la vue d’un seul suffit à marquer la rétine et à arrêter de nous faire geindre pour n’importe quoi.

Sortis de l’enfer de Chinatown, nous marchons jusqu’à la gare centrale et attrapons un métro.
A ce propos le métro est d’une propreté absolue. Aucun graffitis sur les murs, et aucune poubelle non plus. Aucun papier ne traîne au sol et nous n’avons jamais vu d’agent de l’entretien.
Le matricule 6842 n’est jamais appelé à la station Sam Yan et la préposée aux billets est toute en sourires et pleine d’informations. Vive la civilisation !
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