Bang Tao et condos de luxe - 31 janvier

En 45 minutes nous arrivons au bout de la splendide étendue sablonneuse de Bang Tao et louons 2 lits avec un parasol. La mer commence à descendre, il fait beau et c’est très tranquille.
Aucune activité hormis la baignade, la lecture, une petite promenade, un riz frit et quelques photos ne viendra troubler cette belle et heureuse journée à la campagne.

Nous pensons à repartir 1 heure plus tôt cette fois-ci, on ne se tapera plus la folie de l’autre jour !

Sur la route nous remarquons que toutes les affiches de promotion de 2006 ont été remplacées par les constructions promises.
Partout, comme des champignons dans un sous-bois auvergnat après la pluie, les condos de luxe ont poussés et griffent de leurs lignes modernes les collines et marécages asséchés.
De la route j’imagine que nous ne voyons qu’un succinct échantillon et que certains de ces immeubles se cachent au fond d’un restant de foret ou au sommet d’une montagne avec vue imprenable sur la mer.

Dire que tous les jours les habitants des modestes villages alentours contemplent ces affiches de la terrasse de leur cabane en bambou et tôles, coincés entre route et marigot…

Probablement que leur bourg n’existera même plus dans 4 ans et que le jolie bosquet d’hévéas sera rasé au profit d’une grosse piscine ou d’un ensemble hôtelier gardé par des vigiles en uniforme.
Que faire sinon encourager le commerce local et prendre le temps de sourire et discuter avec le marchand de fruits ou de poulet grillé.
Car, même sans comprendre la langue, avec quelques gestes, mimiques et mots appropriés les thaïs sont friands de ce genre de contact et prennent plaisir à nous faire gouter certaines choses.
Petit geste dérisoire et inutile au vu de ce qui se trame et nos quelques bahts ne valent absolument rien face aux millions de dollars investit par de riches promoteurs probablement étrangers.

Bien sur certains profiteront de la nouvelle richesse tombée du ciel en devenant femme de ménage, gardien, ou cuisinier, mais toute la culture d’entraide familiale sera progressivement et définitivement perdue, remplacée par l’appât du gain et l’argent facile.

Pour retrouver l’âme profonde de ce pays il faut partir vers le nord ou l’est et se perdre dans quelque reculée campagne.
Loin de la mer et des centres touristiques de masse il reste des oasis de découverte et de plaisir simples, des rivières, des lacs, des grottes et même des iles presque vierges et désertes.

Pour l’instant.

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