Vive le service à la clientèle !


Dimanche après-midi, j'ai besoin d'une souris d'ordinateur puisque l'autre n'a manifestement eu aucun désir de résurrection suite à une petite douche de délicieux expresso bien chaud et mousseux.
Les souris ne sont plus ce qu'elles étaient et le vendredi matin commence bien mal !

Cela fait donc 2 jours que je cliquette sur mon mulot de portable tout étudié pour fonctionner avec un portable, c'est à dire en version mini-mouse.

Je n'ai pas des mimines de bûcheron mais quand même il faut les remplir ces belles et douces mains là !
Après un bref survol des comparatifs de souris sans fil, je me décide à visiter le magasin d'électronique le plus proche de chez moi et où l’objet tant convoité attend avec la plus vive impatience les reflets dorés de ma carte Visa.

En plus de chercher mes renseignements sur le net, j’aime aussi à demander conseil aux spécialistes, qui travaillent et utilisent tout ce genre de babioles.
Bien mal m'en pris, puisque le brave "expert en matériel" comme il est très frauduleusement inscrit sur son badge s’était emparé de ce titre pompeux ! Le vilain !
Je fais l'étonné, mais sachez que j'ai quelques talents d'acteur, et je sus dès la première yoctoseconde que ce diable cachait en lui un redoutable usurpateur.

Traduction simultanée :
  • L’orphelin de rongeur : bonjour brave homme auriez vous l'extrême diligence de m'apporter quelques courtes informations sur les souris sans fil je vous prie ?
  • L’expert : Heu mmhh ok alors, les souris sont là -silence-
  • L’orphelin : oui j’ai bien vu, on est devant
  • L’expert : ah oui –silence-
  • L’orphelin : bon je cherche une souris sans fil
  • L’expert : ok, y en a aussisilence-
  • L’orphelin : alors vous me conseillez quoi dans tout ce merveilleux choix mon beau parleur ?
  • L’expert : ben là y en a avec laser, -silence- ici y en a avec pas de laser, -silence- et là, heu, ben là y a un fil
  • L’orphelin qui maîtrise péniblement sa plus grande envie de mettre un généreux coup de genou entre les courtes gambettes de ce Néandertal : mais quel beau choix vous avez là monsieur vous devez en être très fier, merci au revoir.
Loin d'être un cas particulier je dois très douloureusement admettre que je dois souffrir d'un syndrome alghédonique puisque j'ai TOUJOURS été servi comme ça.
Et comme fait exprès toujours dans le même magasin. Probablement un truc expérimental.

Toujours pas de souris, 1 heure perdue en transport en commun, alors qu’en 3 clics j’ai l’embarras du choix, autant de conseils que voulu et une livraison rapide à un prix défiant toute concurrence. Merci Ebay !
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Plongée en Sud Thailande 2003


Il était une fois, bien avant les neiges éternelles, dans un royaume lointain...

Oui, toutes ces images ont été tournées et montées par votre humble bloggiste, bloggeur, plongeur !

Donostia-San Sebastián

Il y a deux ans, Barcelone et Sitges...
Cette année c'est San Sebastián qui a le privilège de nous recevoir pour 2 jours...
Donostia c'est son petit nom en basque, il ne faut pas chatouiller les basques avec leur langue... Surtout pas !
Plus qu'une région nous sommes ici dans un territoire bien particulier, partagé entre France et Espagne.
C'est la langue basque qui fait l'unité de ces provinces, d'ailleurs pour essayer de lire ou de comprendre un seul traitre mot de cette langue il faut s'accrocher !
Le fait d'être canadien francophone est un bon laisser passer pour ces contrées qui n'ont pas trop d'affinités avec les espagnols ou les français...
Mais fi de ces considérations socio-politiques qui n'intéressent personne...

De toute façon je voulais parler de San Sebastián, des pintxos, des bars, de la plage et de l'atmosphère cool qui règne dans cette ville.
Une ville parfaite pour qui n'a pas de compte à rendre.
Je m'explique : Paris, Barcelone, Milan, Montréal, New-York, etc.
Toutes des grandes villes, avec des grands musées, des grands bâtiments, des grandes galeries, de grands boulevards, des grandes visites interminables...
Ici non, rien de tout ça à visiter, pas de regards réprobateurs parce que je n'ai pas arpenté les 40 kilomètres de galeries du Louvres. Ouf !

A 45 minutes de Bayonne, San Sebastián est la ville du monde avec le plus grand nombre d'étoiles Michelin par mètre carré, mais aussi (et surtout) de bars à pintxos (tapas) un peu plus à la portée de nos bourses.

Que dire de l'ambiance qui règne dans cette ville de 190 000 âmes ?
Chaleureuse, détendue, festive, classe !
Tout le monde ici (à part quelques touristes) est bien habillé, de la grand-mère à l'enfant, chacun met un point d'honneur à ne pas ressembler à un épouvantail.

La plage de la Concha qui fait partie intégrante de la ville joue un rôle fédérateur non négligeable.
Que ce soit pour s'y baigner, courir, jouer, flâner, mater, y passer du bon temps, là aussi tout le monde se retrouve. Et lorsque la mer y est trop agitée, les gens déambulent sur la promenade une glace ou une bière à la main.

Le soir l'ambiance dans la vieille ville est survoltée, surtout les fins de semaine.
Lors de mon passage, une grande régate de baleinière venait d'avoir lieu. Toute la nuit les équipes rouges, mauves, jaunes et bleues vont se meler, se suivre, s'affronter en chants et descente de verre, s'apostropher gentiment et laisser derrière elles des monceaux de débris de verres, et des odeurs propres à ceux qui ont très envie mais qui ne trouvent pas de toilettes...
Le lundi matin plus rien ne parait, la ville a retrouvé sa quiétude, Dr Jekyll and Mr Hyde les Ibériques ?

Justement les bars...
Partout, ils sont partout et tous très attirants ! Les comptoirs sont recouverts des incontournables pintxos, ces petites tartines/bouchées qui donnent lieu à des concours d'ingéniosité et de créativité et sont une façon vraiment agréable de prendre un verre accoudé au comptoir.

Trainer en ville, gravir le mont Urgull, flâner sur le vieux port, se faire dorer sur une superbe plage, tester les vagues de l'Atlantique, prendre le temps, après tout on est vacances.

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