Vendredi 3 mars – La Serena - Coquimbo

La Serena - Chili - Amérique du Sud - Voyage
Ce matin, après un petit-déjeuner aussi généreux que servi avec amour à la table commune du El Arbol, nous partons en ville pour réserver une excursion dans la vallée de Elqui

Quelques agences se partagent le gâteau, nous en choisissons une qui porte un nom aussi engageant que vendeur : EcoturismoJe me demande ce qui va se vendre sous ce joli nom prometteur… 

Plage de La Serena - Chili - Amérique du Sud - VoyageEnsuite, direction le plein ouest vers la plage. 
Des plages plutôt, qui s’étirent sur 20 kilomètres entre Punta Teatinos au nord de la Serena, jusqu’à Coquimbo au sud. 

La Serena se trouve pile au milieu, et quand il fait beau et chaud, il doit y avoir l’embarras du choix pour s’étendre sur le sable. 
Aujourd’hui, le choix est encore plus vaste, il vente et il fait frais sous le ciel gris et triste. Mais la promenade, le nez au vent du large est un bonheur. 

Des restaurant, des bars, un casino et tout un tas d’agrès de gymnastique sont posés tout au long du front de mer. 
Les vagues, encore très en forme après leur traversée du Pacifique de quelque 12 000 kilomètres, viennent enfin se reposer sur le sable. 

Plage de La Serena - Chili - Amérique du Sud - Voyage
La baignade est fortement déconseillée, de toute façon, rien n’invite à tremper plus que quelques orteils dans cette eau frisquette et tumultueuse. 

Dans l’après-midi, nous partons à Coquimbo en autobus. Une navette fait des allers-retours entre La Serena et Coquimbo pour quelques maigres pesetas, pourquoi s’en priver ? 

Port de Coquimbo - Chili - Amérique du Sud - VoyageDéposés près du port, nous profitons de cette fin de journée où le soleil et la chaleur ont décidé de faire leur grand retour pour flâner entre les étals des pêcheurs. 

Coquimbo est une ville portuaire longtemps éclipsée par sa voisine plus chic. 
Sur la colline, l’immense et futuriste Croix du Troisième Millénaire veille, du haut de ses 93 mètres, sur la ville de 240 000 âmes. 

Coquimbo vient du quechua ‘’eaux tranquilles’’, et en ce vendredi après-midi, il n’y a pas que les eaux qui soient tranquilles, mais toute la ville.

Barrio Ingles - Coquimbo - Chili - Voyage
Le Barrio Inglés est devenu le quartier branché du coin avec ses restaurants et ses bars tendance. On peut facilement y passer une très belle soirée en faisant quelques pauses bien méritées. 

Les maisons coloniales du XIXe siècle, sont bien restaurées et quelques mannequins endimanchés occupent des balcons donnant l’illusion que tout le quartier est resté figé dans le temps. 

 Coquimbo - Chili - Voyage
À partir du secteur relativement plat du port, des ruelles zigzaguent sur le flanc de la colline pour rejoindre les quartiers haut perchés. 

Point de vue exceptionnel, d’où la vue sur le port et toute la baie est incroyable. 

Dernier tour dans les rues, et sur le port, petits pas perdus en flânerie alors que le jour va se lever ailleurs avant de monter dans un collectivo pour rentrer à la Serena.


Fresque - Coquimbo - Chili - VoyageBarrio Ingles - Coquimbo - Chili - Voyage
Fresque - La Serena - Chili - VoyageBarrio Ingles - Coquimbo - Chili - Voyage



Jeudi 2 mars – La Serena

Autobus Turbus Chili Chile
Après ces belles journées de repos, il est temps de reprendre le cours de notre périple. 
Les jours filent plus vite que les brins de laine d’alpaga sur le rouet de señora Carmen. 
Je n’arrive pas à croire que c’est bientôt la fin, mais la position géographique de la ville sur la carte du pays est indéniable, on se rapproche de Santiago.

J’ai quand même tenté de soudoyer Air Canada, mais le prix demandé pour une rallonge de temps est exorbitant.

La Serena - Chili
Environ 6 heures de route avant d’arriver dans cette ville de presque 300 000 habitants dont la fondation remonte à 1549.
La Serena est agréablement adossée à l’océan et est le point de départ de quelques excursions sympathique, Coquimbo et surtout la vallée de Elqui, berceau du pisco (chilien).

Notre hébergement, l’Hostal El Arbol est à une quinzaine de minutes de marche de la grande gare routière, et l’accueil déstabilisant.
Ayant franchi le dais de magnifiques bougainvilliers éclatants de couleurs vives, nous sommes accueillis par une fringante grand-maman.
Est-ce que cette jolie abuelita nous connaît ? En tout cas, c’est l’impression qu'elle nous donne.
Les bras grands ouverts, elle nous colle un bec sur la joue, nous souhaite la bienvenue et nous appelle ses amours ! À l’image de son pays, Señora Juanita est la générosité incarnée.

Nous posons nos sacs dans une grande chambre confortable et calme, redescendons à l’accueil où nous remplissons les documents officiels, puis armés d’une carte de la ville et du précieux conseil d’un restaurant local, nous partons à la découverte.

Restaurant Daniela - La Serena - ChiliMais d’abord, il faut aller manger. C’est au restaurant Daniela, recommandé par notre hôtesse et à quelques pas de notre refuge, que nous irons nous remplir la panse.
Et quel remplissage ! 

Après le plat, je pensais que c’était terminé, mais ce n’était là que l’entrée… Le plat arrive et je me demande où je vais bien pouvoir mettre tout ça.
Mais j’ai très faim et c’est très bon. Deux raisons pour faire honneur à cette table familiale fréquentée par la population locale. 

Jésus, Marie et l'enfant - La Serena - Chili
Nous passerons l’après-midi à déambuler et nous perdre dans l'entrelacs des rues et ruelles. Admirerons les façades à l’architecture imposante, entrerons dans quelques-unes des 29 églises et serons encore une fois surpris par l’iconographie et le réalisme de certaines statues religieuses. 

Saint Jean-Baptiste - La Serena- ChiliJésus souffrant son martyr en croix, Vierge à l'enfant ébouriffée, petit Saint Jean-Baptiste aux yeux bleu extraterrestre. Il n’y a pas beaucoup de statues idéalisées par ici…

À l’est de la Plaza de Armas, la grande cathédrale date de 1844 et mérite un petit détour.
Le Christ flotte, sans croix, entre les tuyaux en zinc du grand orgue, un endroit serein et frais.



Jésus en croix - Cathédrale de la Serena - ChiliCathédrale de la Serena - Chili

.....

Un peu plus loin, un ensemble de bâtisses forme le centre commercial touristique
La région est réputée pour ses plantations de papayers. La papaye, ce fameux fruit qu’on cueille avec une foufourche. Ben quoi, c’est mon blog, c’est mes blagues !


Pour ceux qui pensent ne pas aimer la papaye, et je peux comprendre pourquoi, je conseille vivement de goûter ceux du coin. Ils sont doux, sucrés et très bons pour la santé.

Alors on en trouve partout. Confits, séchés, frais, en pâte de fruits, en confiture, marmelade, jus, name it !
Par contre, pour le reste, l’artisanat est succinct et tout à fait semblable à ce qu’on trouve dans tous les coins voués au tourisme de masse.

Au Chili, on trouve également pas mal de magasins consacrés à la culture de marijuana. Graines, engrais, accessoires de jardinage, et tout ce qu’il faut pour le fumer. Des boutiques qui ne passent pas inaperçues avec leurs énormes affiches décorées de feuilles dentelées. 

Quelques fresques décorent les façades, des artistes réalisent des sculptures en sable ou en bois, des pianos attirent des musiciens plus ou moins doués et les rues piétonnières du centre drainent une population calme et souriante. J’aime bien cette ville.

Le soir, nous irons goûter aux grillades de la Casona del 900, le décor est beau, mais nous serons déçus par les viandes plutôt fades de notre parrilla. De toute façon, après avoir gargantuesquement festoyé chez Alberto, nous avons placé la barre vraiment haute.

La Serena - Chili



Mercredi 1er mars – On se trempe dans la Bahia

Bahia Mako - Diving - Plongée - Bahia Inglesa Chili
Hier j’ai réservé une sortie plongée chez Bahia Mako
Je me suis fié à leur accueil très sympathique, leur classification PADI et à la qualité du matériel. Et puis ils sont un peu les seuls ici, ça limite les recherches... 

Ce matin donc, je saute dans un collectivo et vais essayer le matériel avant de me jeter dans le grand bain. Mon statut d’(ex) instructeur impressionne les autres plongeurs, mais je ne fanfaronne pas puisque chaque plongée est différente, que ce soit au niveau de l’environnement ou du fonctionnement du club. 

Je n’ai pas mis le masque sous l’eau depuis l’an dernier presque jour pour jour sur l’épave du HTMS Chang, et nous sommes loin des eaux chaudes et calmes d’un golfe de Thaïlande. 

Bahia Inglesa Chili Restaurant Tumorrou
Engoncé dans une combinaison trop épaisse, je me démène pour bouger et trouver un peu de place dans cet amas de néoprène. Je tente de garder le sourire, même si je ressemble au bonhomme Michelin sous vide. 

Une fois tout le matériel testé et approuvé, nous grimpons dans un pick-up en direction de l’autre coté de l’immense baie. 

Le lieu s’appelle Tumorrou, c’est un restaurant doublé d’un café plutôt rastapoil et d’un ponton où est amarré notre bateau. 
Sérieux, je m’installerais bien ici, mais ça manque un petit peu de verdure dans le coin, nous sommes encore dans le désert d’Atacama

Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako Diving plongée
Le matériel est embarqué, suivi par les plongeurs et autres nageurs avec ou sans tuba. La longue houle de l’océan est à maîtriser lors de l’embarquement pour ne pas finir en petit tas au fond de la barque. 
Mais le personnel est aux petits soins, d’autant que l’ambiance est familiale avec enfants et mamans. 

Nous devons être 4 plongeurs de niveau suffisant pour découvrir les profondeurs, les autres sont soit débutants, futurs baptisés ou juste accompagnateurs. 

Nous longeons la côte rocailleuse abrupte où se promène quelques chiens sauvages, laissons les débutants sauter dans l’eau et attendons patiemment notre tour. 

Je tente d’échanger quelques mots avec ma voisine, mais visiblement, je me trompe dans le choix de mon vocabulaire, parce qu’elle fait une drôle de tête avant que je ne me jette à l’eau, suffoquant dans ma combinaison trop chaude sous le soleil. 

À mon retour à bord, un monsieur très anglophone m’explique qu’on ne dit pas Estoy muy caliente quand on a trop chaud, à une mère monoparentale, et que le bon terme est Tengo mucho calor. Je constate une certaine déception de la maman lorsque je me confonds en excuses et suis à présent très impatient de quitter ce bateau pour me perdre dans l’immensité du monde aquatique. 
Au moins j’aurais appris quelque chose et fais rire pas mal de monde… 

Si j’ai eu excessivement chaud sur le bateau, force est de constater que la fraîcheur de l’eau a rapidement mis un terme à ma sudation. En fait, je suis complètement frigorifié et me rappelle maintenant pourquoi je n’aime pas plonger en eaux froides. 

Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako diving
D’autant que sur cette première plongée il n’y a pas grand-chose à voir. La visibilité est moyenne, l’eau trouble et la faune invisible. Mais la balade le long du tombant me permet de m’habituer au matériel et de me rendre compte que je suis toujours aussi à l’aise sous l’eau. J’aime ne plus rien peser. 

Dans l’après-midi, lestés de quelques barres énergétiques et d’une nouvelle bouteille d’air comprimé, nous partons pour notre deuxième plongée. 

Nous entreprenons la visite d’une épave posée sur le sable à une vingtaine de mètres de profondeur. Notre guide nous fait faire le tour du propriétaire. 

Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako diving
Inspection en règle de la proue à la poupe, puis dans le ventre du bateau. Nous sommes tous d’un niveau suffisant pour que notre guide nous laisse la liberté de découvrir cette épave dans ses moindres recoins. Nous nous coulons à travers les écoutilles et les hublots défoncés, franchissons la passerelle d’un mouvement de palme et défions l’apesanteur perchés à l’envers sur un bout d’ongle dans le nid de pie. 

Un lion de mer vient voir ce qu’il se passe sur son domaine, mais, fortement déçu par notre totale absence d’agilité il nous abandonne d’un coup de nageoires. 
On s’en reparlera sur la terre ferme mon p’tit bonhomme ! 

Cette fois-ci, le froid est devenu secondaire. 
Tout absorbé par l’exploration, j’ai oublié les 11ºC de l’eau turbide et me sens comme un aventurier des grands fonds. Un heureux mélange du capitaine Némo, de l'homme de l'Atlantide et du commandant Cousteau qui tous me donnèrent envie de découvrir cette planète inconnue. 

Notre guide nous mène dans les entrailles de ce gros bateau de pêche. La lumière du jour devient anodine, et nos lampes font leur possible pour trouer l’obscurité. 

Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako divingSoudain, au détour d’un recoin, une lueur apparaît à travers un trou d’homme. Lumière blafarde et timide du ciel, où la silhouette de mon binôme se découpe à contre-jour. Nous franchissons avec prudence les ouvertures dentelées de métal rouillé et recouvert de concrétions toutes plus coupantes les unes que les autres. 
Un tuyau mal fixé ou un geste brusque serait un piège pour notre sécurité, mais en plus d’être extrêmement prudents, nous veillons sur nos compagnons de palanquée. La plongée sur épave est extraordinairement exaltante, mais demeure une activité à grand risque.


Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako divingBahia Inglesa -Chili- Bahia Mako diving

Hélas, le temps passe trop vite, et le manomètre indique qu’il est temps de reprendre quelques inspirations d’air frais. Nous remontons le long du mât, admirons les milliers de bulles que nous avons créées s’échapper des anfractuosités de la coque et regagnons la surface. 

Bahia Inglesa -Chili- Bahia Mako diving
Les sourires affichés sur les visages un peu blêmes de froid, sont des indicateurs fiables d’une plongée réussie et appréciée. Nous ne pouvons nous empêcher d’anecdoter tout ce que nous avons vu, la barrière des langues est devenue poreuse, de toute façon nous communiquons par gestes depuis ce matin. 

Si la plongée au Chili est à mille lieux des eaux limpides et chaudes des sites que je fréquente habituellement, elle reste une expérience que je recommande. 
C’est savoureux de tenter de rester digne en enfilant une combinaison de 10mm. 

Le gentil monsieur anglophone et sa fille me proposent de me ramener à Bahia Inglesa, car le pick-up du club est loin de partir, ayant tout le matériel à ramasser. 

Ainsi, je retrouve nos parasols bien plantés dans le sable, résistants à la brise soutenue et peux enfin me réchauffer au soleil brûlant. Un dernier tour sur le rocher qui surplombe les plages, pour une vue d’ensemble de ce petit coin de villégiature et nous rentrons à Caldera

Bahia Inglesa -Chili- Lomo a la pobre
Demain nous prenons le bus pour La Serena, mais en attendant, il est temps de commander un plat emblématique du pays, le lomo à la pobre

Le ‘’steak de bœuf du pauvre’’ se compose d’une montagne de frites recouverte d’un œuf au plat et d’un steak, un petit plat diététique.
Pauvre, mais affamé, l'idéal pour conclure une journée de plongée.

Bahia Inglesa -Chili- Chile


27 et 28 février – Caldera

La première chose à faire ce matin et de régler le problème de lumière. Une guirlande lumineuse de Noël clignote devant notre fenêtre et c’est un peu perturbant pour le sommeil. En tirant très délicatement dessus, le problème est réglé, mais maintenant, le fil, cassé en deux, pendouille le long du mur. En tout cas, il fera noir cette nuit...
Ensuite, nous allons admirer l’océan du balcon.
Voilà, la journée peut commencer.

Que faisons-nous dans cette petite ville de 18 000 âmes ?
Caldera est une jolie petite bourgade tranquille, mais pas plus, ni moins que beaucoup d’autres. L'église domine la Plaza Mayor où des kiosques de nourriture et de bibelots prennent place les fins de semaines, où des rues piétonnes descendent vers la plage, et où tout le monde a l'air de prendre son temps.

Le port est sympathique, les habitants tout autant. 
Lors de notre passage, une partie des installations étaient en rénovation, et un nouveau quai semblait en pleine construction.

Plusieurs restaurants se partagent le quai. Le choix est vaste, et je pense que tous se valent. Au-dessus du marché aux poissons, le restaurant Lo De Trini nous fera du charme et nous ne pourrons pas résister longtemps à l’appel du ceviche et de quelques filets frits. Hormis partir avec son fil et son hameçon, difficile de faire plus frais. Et puis il y a la vue qui finira par sublimer ces instants uniques.

Une statue de San Pedro veille sur tout ce beau monde travailleur. Sur les étals s’alignent toutes sortes de poissons, oursins, crustacés, mollusques et coquillages. 
Ça sent le frais et le bon, ça embaume le vivifiant de l’océan.

Mais si nous sommes et restons quelques jours à Caldera, c’est surtout par hasard…
Le hasard de tomber sur des photos de plages incroyables où il a l’air de faire bon se prélasser.
Bahía Inglesa est un lieu de villégiature situé à quelques maigres kilomètres de Caldera. Mais y séjourner revient plus cher qu’à Caldera, alors que des collectivos au prix fixe (1 000 pesos) y font très régulièrement la navette. Il faut les attendre sur la rue Gallo, en face de la Plaza Mayor, et peut être patienter un peu. 

Bahía Inglesa est un ancien repaire de pirates anglais qui y aurait caché un trésor au XIIe siècle. Je vais acheter une pelle et creuser plein de trous dans la plage !

Quelques jours à ne rien faire d’autre que prendre son temps, regarder la course du soleil, écouter le bruissement des vagues, se rouler dans un sable plus blanc que blanc et admirer les cormorans, lions de mer et manchots se prélasser sur les rochers.

Bon, qui dit manchots et lions de mer dit eau plus fraîche. Malgré ses allures de lagon polynésien, les replis azur de la Bahía recèlent une eau plutôt frisquette. Genre Bretagne ou Gaspésie…Le courant de Humboldt parcourt toute la côte du Chili et arrive tout droit de l'Antarctique. Mais le mouvement incessant de l’océan a vite fait de revigorer les corps et la baignade est agréable.

Un achat indispensable est le parasol. Ici, les rayons UV sont traîtres et très puissants. Le vent frais est son allié, le soleil ne chauffe jamais assez pour penser à s’en protéger.
Les vendeurs de petits parasols de très mauvaise qualité Made in China l’ont bien compris, et nous aussi.

Quelques restaurants offrent des ceviche royaux où poisson, crevettes et langouste se disputent le plat. Un peu de vin blanc et de la bonne humeur complètent un tableau estival idyllique.

J’en profite pour réserver une sortie plongée et la vie continue son cours, sans plus d’aventure et d’histoire que ça.





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