Chili 2017 – Le bilan

Le Chili, c'est où, c'est quoi ? 
Parce que les cours d'histoire/géo semblent avoir disparu de nos écoles, voici un petit résumé. 

Une pincée de géographie
S’il est un pays tout en longueur, c’est bien le Chili ! 
De la frontière nord avec le Pérou, jusqu’au Cap Horn, le pays en forme de colonne vertébrale s’étire sur 4 300 kilomètres.
Pour donner une idée de sa grandeur, la frontière nord avec le Pérou tripote le Cap Nord, au nord du nord de la Norvège, et tout au sud, le Cap Horn est planté quelque part au sud de Gibraltar.
Et pour les plus Canadiens d’entre vous, c’est une ligne droite de Vancouver à L’Île du Prince Édouard.

Par contre, le pays a une taille de guêpe, avec une moyenne de 80 kilométres de largeur. 

Le nord-est le royaume de l’immense désert d’Atacama et le sud, le territoire glacé de la Patagonie. Quelque 2 000 volcans, dont 5 culminent à plus de 6 000 mètres, une île de Pâques et un archipel de Juan Fernández, plein de beaux lacs, de l’eau potable au robinet, des routes principales en super bon état et des gens adorables, complètent l’inventaire de ce long pays.

À l’est, la cordillère des Andes forme une frontière aux sommets enneigés, et à l’ouest, c’est l’océan Pacifique qui finit d’isoler le pays. D’où les précautions quasi-paranoïaques concernant les contrôles frontaliers. 

Un bouquet garni d’histoire
Le Chili est le dernier pays des Amériques à avoir été peuplé, sa situation géographique n’a pas aidé les migrants à en trouver le chemin.
Je ne sais pas trop pourquoi certaines études parlent de 35 000 ans avant J.-C et d’autres de 15 000 ans, mais je ne suis pas certain que ça change grand-chose à mon bilan.

En tout cas, s’ensuivirent plusieurs groupes indigènes d’amérindiens, et nous avons plusieurs fois entendu parler des Aymaras et des Atacaméniens dans le nord du pays, et surtout des fiers guerriers Mapuche (trad. gens de la terre) dans le centre. 
Ces mêmes Mapuche qui ont mit des volées aux conquistadors et ont bien failli les renvoyer derechef dans leur péninsule ibérique natale.

Fernand de Magellan
C’est en 1520, qu’est officiellement découvert le pays par les Européens, sous la houlette de l’explorateur portugais, Fernand de MagellanIl ne fait que traverser le détroit qui porte son nom (le hasard est bien fait !), mais se tape quand même un quasi tour du monde, respect.

Puis les vrais problèmes commencent avec l'arrivée des sanguinaires conquistadors espagnols par le nord via le Pérou.
Un certain Almagro espère y trouver encore plus d’or et de gens à massacrer, mais finira par quitter le pays avec beaucoup plus de sang sur les mains que de pépites dans sa besace.

Pedro de Valdivia, Chili
Pedro de Valdivia arrive en 1540 et prend possession du pays au nom de son roi. Il fonde la ville de Santiago, aussitôt attaquée par les indigènes, puis les villes de La Serena, Valdivia (encore un sacré hasard !) et Villarica, entre autres.

Les Mapuche, très remontés contre ces invasions ne se laissent pas faire et finissent par occire l’impudent conquérant.
Encore aujourd’hui, les Mapuche sont considérés comme des rebelles et certains comme des terroristes. Ils voulaient juste conserver leurs terres et leur droit de voyager, mais la liberté est un concept trop étrange à nos civilisations modernes.
Drapeau mapuche des années 1500
Pour conclure, en 1598, les Mapuche stoppent définitivement l’invasion espagnole dans le dernier tiers sud du pays et auront le loisir de vivre en paix dans leur belle Araucanie.

1810, des relents d’indépendance commencent à donner des fourmis dans les jambes de jeunes exaltés. Quatre ans plus tard, après plusieurs escarmouches contre les troupes espagnoles près de 9 000 combattants chiliens et argentins, s’unissent pour former l’Armée des Andes

À force de mettre la pâtée aux royalistes fidèles la Couronne d'Espagne, le pays obtient son indépendance en 1818

Bernardo O’Higgins
Le capitan general Bernardo O'Higgins, libérateur du Chili, devient Commandeur Suprême et prend la tête de ce nouveau pays qu’il gouverne en total autocrate. Pendant 5 ans, il est donc le premier dictateur officiel du pays…
Il entame des réformes qui déplaisent fortement aux gens riches et célèbres, qui finissent par le destituer, et le pays va à vau-l’eau pour quelques années.

Enfin, en 1829, ça commence à aller mieux, et quelques techniciens anglais débarquent pour moderniser le pays. 
On découvre du minerai d’argent dans le nord, et Valparaiso devient l’un d’un port les plus actif d’Amérique du Sud. En fait, il est le seul port d’envergure entre le Cap Horn et San Francisco et est incontournable pour les grands voiliers. 
Inauguré en 1914, le canal de Panamá sera le premier et le dernier clou du cercueil de la ville qui ne s’est toujours pas réveillée.

Évidemment, tant de richesse déplaisent au voisin péruvien qui déclare la guerre au Chili.

1879-1884 : la Bolivie et Pérou se liguent contre le Chili, déclarent une guerre (la guerre du Pacifique) qu’ils vont perdre, et la Bolivie perd tout accès à l’océan, vlan dans les dents !
Depuis elle tente de récupérer de manière légale via des tribunaux internationaux cet accès, mais comme c’est elle qui a déclaré cette guerre, il y a peu de chance pour qu’un jour, la Bolivie retrouve le chemin des plages.

Plusieurs guerres plus tard, c’est Pinochet, en 1973, qui plonge le pays dans la grande noirceur. Il n’est cependant pas le pire dictateur sud-américain, mais il en est le symbole le plus puissant.

En 1988, il perd le référendum et cède le pouvoir en 1990, mais s’arrange pour rester commandant en chef des armées jusqu’en 1998, puis sénateur à vie. Une vraie vermine, pas moyen de s’en débarrasser. 

Il est finalement arrêté à Londres, puis libéré deux ans plus tard pour raison de santé, retourne au Chili dans un fauteuil roulant. Enfin, dans un avion sur un fauteuil roulant, dont il sort guilleret et pimpant pour aller saluer les militaires dès son atterrissage à Santiago. 
Enfin, en décembre 2000, il passe de vie à trépas, en ayant finalement toujours échappé aux procédures judiciaires. Une vermine, je vous disais.

Un soupçon de démographie
Le pays compte environ 18 000 000 hab. pour 756 102 km² (24,27 hab./km²)
Canada : 37 239 583 hab. pour 9 984 670 km² (3,73 hab/km²)
Québec : 8 425 996 hab. pour 1 542 056 km² (5,5 hab/km²).

Le Chili est devenu le pays à l’économie la plus stable du continent, il est aussi réputé pour être le moins corrompu et le plus démocratique. 

Entrer au pays
Depuis 2014, les Canadiens, ne sont plus tenus de se procurer le visa de visiteur, ni de payer les frais de réciprocité. La durée du séjour est de 90 jours, mais on peut demander une prolongation d’un autre 90 jours au service d’immigration du Chili.

Il est strictement interdit d’importer des produits agricoles frais, légumes, fruits, miel, artisanat d’origine animale ou végétale, semences, etc. Des détecteurs à l’aéroport scannent les bagages, et les sacs sont vidés aux frontières terrestres. Le service de l’agriculture et de l’élevage veille de près à faire respecter la loi, et les sanctions sont très sévères (plus d’infos ici : SAG).

Risques
Le principal risque au Chili est sa situation géographique. La plaque tectonique de Nazca veut se faufiler sous la plaque d'Amérique du Sud et leur relation est tendue, d'où de très nombreux tremblements de terre.
En 1960, le séisme de Valdiviad'une magnitude de 9.5, est le plus fort tremblement de terre jamais enregistré.
Juste à coté de Santiago se trouve la faille de San Ramon, qui risque de créer une catastrophe dans la capitale de 7 millions d’habitants.
Le pays tremble souvent, mais nous n’avons ressenti aucune secousse. Il est cependant considéré comme le plus sismique du monde.

Les vols à l’arraché semblent assez à la mode à Santiago ou Valparaíso, mais nous n’avons jamais ressenti un quelconque sentiment de danger, même si la moitié des habitants honnêtes de Valparaíso nous mettaient sans arrêt en garde contre l’autre moitié des habitants pickpocket. Le lendemain, les moitiés avaient changé de camp… 
Finalement, personne ne nous a volés, ni même tenté de le faire.
Bien sûr, les précautions d’usage sont nécessaires, et il vaut mieux éviter les parcs et quartiers chauds la nuit, seul et à moitié saoul. Simple bon sens.

Durée de notre séjour : 61 jours, dont 6 en Patagonie argentine.

Circuit : Santiago : 3 jours – Valparaiso : 4 jours – Santa Cruz : 3 jours – Talca : 1 jour – Parc Tricahue : 5 jours – Villarica – 3 jours – Pucon : 4 jours – Valdivia : 3 jours – Région des lacs en minivan : 6 jours – Puerto Varas – 1 jours – Chiloé : 3 jours – Puerto Montt : 1 jour – San Carlos de Bariloche (Argentine) : 2 jours : El Calafate (Argentine) 3 jours – Bariloche : 2 jours – Osorno : 1 jour : Santiago : 1 nuit – San Pedro de Atacama : 5 jours : Caldera : 3 jours – La Serena : 3 jours – Santiago : 4 jours

Détails par ville 
Tous les prix sont en dollars CA et les chambres pour 2 personnes et par nuit. 
La plupart des établissements ne proposent pas de salle de bain privative. Celle-ci est partagée et on fini par s’y habituer, d’autant que le ménage y est fait souvent et que c’est toujours propre (sauf si une fille a décidé de se tirer les cheveux au fer, mais qu’elle n’a pas ramassé sa tignasse dans l’évier).
Nous avons réservé nos hébergements principalement via le site booking.com. 

D’ailleurs, si tu veux obtenir une réduction de 20 $ et par la même occasion me faire gagner 20 $, je t’invite à cliquer sur ce lien pour réserver ta prochaine chambre et nous faire gagner de l’argent à tous les deux ! 

Nous avons presque toujours pris le bus d’une ville à l’autre, sauf entre Bariloche et El Calafate et entre Santiago et Antofagasta où nous avons pris l’avion.

Les bus sont ultras confortables, les routes en bon état, et les horaires relativement respectés. Pour certains trajets, il vaut mieux réserver d’avance, et pour les plus longs, se fendre d’un siège cama. N’oubliez pas que vous allez économiser une chambre d’hôtel et que c’est bien d’arriver en bon état pour attaquer une longue journée de visite.

Santiago
Transport
Transfert de l’aéroport avec Transvip, directement devant la porte de notre logement.
Ensuite métro et surtout ad pedibus ! 
Dormir
Departamentos Amoblados Santiago Centro (booking) - Appartement tout équipé - 56$.
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Tour4Tips
Les marchés, les collines, perdez-vous 

Valparaiso
Transport
Le déjanté Micro qui parcourt la ville dans tous les sens, les funiculaires et encore et toujours nos infatigables chaussures de sport !
Dormir
Maison de la Mer (trouvé sur un blog de voyage) - 53$ - avec sdb et déjeuner inclus
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TOUT !

Santa Cruz
Dormir 
Chez la sémillante Gwendoline (AirBnB), Calle el Bosque #1029. Mais je ne la trouve plus sur le site… Déjeuner pantagruélique !
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Tout un tas de vignobles, et surtout le magnifique Lapostolle dans la verdoyante vallée de Colchagua.

Talca
Ville étape avant de monter au parc del Tricahue
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Hospedaje Stella Talca – 76$ - Avec sdb et déjeuner inclus, mais piscine pleine d’algues !

Parc Tricahue
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Refuge du Tricahue (trouvé sur un blog de voyage) – 34$ en chambre double et 47$ pour le chalet des étoiles. 
Barbecue, cuisine partagée et piscine sont à disposition des voyageurs.
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De nombreux sentiers de randonnée pour épuiser les jambes, et plein de rivières fraîches pour les détendre.

Villarica
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Omi Kika Bed and Breakfast (booking) – 47$ - déjeuner inclus
Tenu par un ancien boxeur ayant participé aux jeux olympiques de Montréal en 1976. Très sympathique et bien situé. 
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La ville très agréable, se baigner dans le lac, admirer le volcan au loin et se détendre.

Pucon
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Hostal Kutralwe (booking) – 61$.
Un peu en dehors de l’agitation du centre-ville. Chambre assez petite, mais immense salle à manger avec cuisine à disposition.
Pucon est très touristique et les prix sont en conséquence, mais la cuisine permet de se faire à manger et d’économiser sur les restaurants
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Le lac et ses activités, mais c’est surtout pour son volcan que les touristes sportifs viennent à Pucon. Aguaventura : 162$/personne (+20$ si vous voulez profiter du télésiège).
Les Termas Geometricas (95$/personne) en bus, mais plus pratique en louant une voiture.

Valdivia
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Hostal Tótem63$ (négocié à 51$) - Solide petit-déjeuner inclus.
Grande chambre, hôtel très agréable, non loin du centre-ville dans un quartier calme.
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Le marché aux poissons le matin, celui de l’artisanat ensuite. La croisière, la brasserie Kuntsmann et l’adorable bar La Última Frontera.

Le tour des lacs en minicamper
La compagnie Wicked propose des vans adaptés à tous les voyageurs. 
Voiture 4x4, camper pour 4 à 6 personnes ou mini camper pour deux. On a trippé notre vie de parcourir des kilomètres de routes et de chemins, de s’arrêter où on voulait, de se réveiller au bord d’un lac désert et de s’y baigner.
C’est une expérience complètement géniale, mais qui a un prix, environ 105$/jour… 
Par contre, pas d’hôtel, pas de resto, pas de voisins !

Puerto Varas
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Margouya Patagonia Outdoor (booking) – 63$ - petit-déjeuner inclus.
Probablement le lieu le plus sympathique et le plus beau que nous ayons fréquenté. 
Deux vieilles bâtisses accueillent les voyageurs, des jeunes gens vous reçoivent comme à la maison en parlant parfaitement anglais et des tonnes d’activités sont proposées.
Si le temps pouvait s’arrêter, nous y serions bien restés quelques jours…
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La promenade le long du lac, le marché des artisans, flâner en ville, manger une part de kuchen en terrasse au bord du lac et gros morceau de viande grillée au restaurant La Marca.
La boutique Artesanias de Chile, où on trouve pas mal de merveilles fabriquées ailleurs qu’en Chine.

Castro (Chiloé)
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Hostal El Mirador 1 – 47$ - Sans déjeuner, mais avec cuisine à disposition et des tasses King et Princess.
Hôtel tranquille et assez bien situé. Notre chambre avait une belle vue sur la baie du Rio la Chacra.
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Ah, que le temps ne puisse s’étirer à volonté… Nous serions bien restés plus longtemps sur l’île de Chiloé, pour profiter de son air sain et vivifiant, de ses paysages splendides et de ses habitants si accueillants. Trois jours passent beaucoup trop vite.
Croisière à Puñihuil à coté de la ville d’Ancud : 14$/personne pour 1 heure
Manger
Mercadito de Chiloé, toujours frais, toujours local. Notre cantine de luxe, nos serveuses, notre table !
Restaurante Cazador (anciennement Mar y canela), un palafito posé au-dessus du miroir de la baie du Rio Gamboa et où nous avons divinement mangé (pour assez cher quand même, mais quelle expérience !).

Puerto Montt
Ville étape avant de partir à San Carlos de Bariloche.
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Posada de Pablo (booking) – 51$ avec déjeuner et sdb.
C’est vieillot et mériterait un grand ravalement, vraiment rien de spectaculaire, mais l’offre était limitée.
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La ville ne présente pas un grand intérêt, mais nous avons eu la chance d’assister à la parade des pompiers…
Manger
Le meilleur choripan du monde chez un vendeur de rue.
Le restaurant Chile Picante, qui cuisine avec des ingrédients locaux et de saison.

San Carlos de Bariloche (Argentine)
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Hotel Internacional (booking) – 64$ avec déjeuner en buffet à volonté.
Super bien situé, chambre calme et confortable avec salle de bain
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Bariloche offre des milliers d’activités, mais nous n’avons pas eu le temps d’en profiter. Baignade dans le lac, visite de la ville et surtout des dizaines de chocolatiers qui parfument l’air frais de la montagne argentine.
Manger
Ne pas rater la table de El Boliche de Alberto, où les pièces de viande sont cuites à la perfection, les frites maison en montagne et la purée à la pelle (env. 35$ pour deux avec le vin).

El Calafate
Taxi de l’aéroport à l’hôtel : 5$
On est dans le sud de la Patagonie et tout est plus cher qu’ailleurs, surtout les hébergements.
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Hostel del Glaciar Pioneros – 50 à 70$ - petit-déjeuner à volonté inclus.
Nous avons choisi un package de 2 nuits incluant la visite au glacier Perito Moreno à 104$.
Tous les prix de la ville avaient fortement augmenté pendant notre séjour en raison du festival de musique qui avait lieu cette semaine-là. D’ailleurs plus aucun logement n’était disponible, en tout cas pas dans notre budget. Sinon il y a le camping…
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L’incontournable glacier Perito Moreno, la Reserva Laguna Nimez, le Glaciarum, les petites rues de la ville.
Le boire et le manger
Nous avons trouvé une table confortable et un accueil chaleureux à La Zorra qui propose de petits plats réconfortants et de l’excellente bière maison.
Une parrillada au restaurant la Parrilla Don Pichon (35$ avec une belle bouteille de vin) incluant une superbe vue sur la petite ville, les Andes et le soleil qui s’y couche.

Osorno
Ville étape avant le trajet vers Santiago
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Hostel Vermont Backpackers – 65$ - Petit-déjeuner inclus, mais nous partions trop tôt pour en profiter…
Grande chambre calme et agréable.
Hôtel trouvé par hasard et en urgence, dans le Lonely Planet à cause du manque de bus pour Santiago. Bel accueil et finalement, sans les sacs, pas si loin du terminal des bus.

Santiago
Étape de nuit avant le trajet vers San Pedro de Atacama
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Hostal Forestal – 66$ - Petit-déjeuner inclus, mais nous partions trop tôt pour en profiter…
Chambre assez grande, mais mal située au rez-de-chaussée. Super bruyant, pas content de payer aussi cher pour ça.
Transfert en taxi vers l’aéroport : 30$

San Pedro de Atacama
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Hostal Iquisa (tripadvisor) – 65$ -  Petit-déjeuner inclus,  sdb privative, cuisine partagée et piscine à disposition des clients
Un peu en dehors du centre-ville, très calme, chambre spacieuse et confortable. Accueil très sympathique
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Nous avons choisi les services de Santiago Atias pour visiter les sites aux alentours de SPA et ne l’avons vraiment pas regretté.
S’il est un peu plus cher que ses concurrents, ses services sont excellents. Il parle français, déborde d’anecdotes et d’énergie et propose de faire les visites dans le sens inverse des autres, ainsi, on se retrouve souvent seuls sur les sites.
Je recommande sans hésiter.

Caldera
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Hostel Playa Brava (booking) – 64$ 
Grande chambre avec sdb privative, et cuisine partagée, non loin du centre-ville. Très calme et agréablement aérée par le vent du large.
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Le port de pêche et ses restaurant aux poissons "plus frais tu trouves pas".
Bahia Inglesa facilement accessible en taxi. La plage est superbe, l’eau fraîche et le ceviche de St Jacques, crevettes et poisson sur la terrasse du El Plateao est à se damner.
Plonger avec le club Bahia Mako : 75$ pour deux plongées

La Serena
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Hostal El Arbol (booking) – 58$ - Déjeuner inclus.
Belle chambre,établissement super propre et bien situé dans un quartier résidentiel calme.
Accueil comme chez grand-maman par l’adorable Señora Juanita qui prend soin de tous ses hôtes.
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La Serena est une jolie ville avec un tas de raisons de s’y perdre. La plage est immense et quand il fait beau doit être un endroit très agréable pour s’y baigner.
Coquimbo, la ville au bout de la longue plage mérite aussi un détour.
La vallée de l’Elqui, et ses producteurs de Pisco. Le village de Vicuña, berceau de la poétesse Gabriela Mistral, le village de Pisco Elqui.
Manger
Bien, beaucoup (comme partout) et pas cher, au restaurant Daniela, très couru des gens du cru. Et puis, des papayes sous toutes ses formes !

Santiago
Dormir
Bellas Artes with view of the Andes (booking) – 43$ (négocié) pour un appartement tout équipé et très bien situé.
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La Chascona ; la piscine du Cerro San Cristobal ; le marché Vega Central ; la Gran Torre ; le Musée du Souvenir ; rues et ruelles.
Manger et boire
Au marché, chez Tio Willy, pour ses ceviche et ses machas a la parmesana ; au restaurant Bocanáriz pour un peu de luxe entre dégustation de vins chiliens et plats originaux.

C’EST TERMINÉ !
Transvip vers l’aéroport : 25$ pour deux, à réserver et à payer en ligne

Coups de cœur
Les Chiliens
Mais qu’ils sont sympathiques et beaux ! 
Nous n’avons jamais (bon, à part la ladrón de Santiago) rencontré une seule personne désagréable de tout le voyage. 

Mon espagnol en étant à ses prémisses, tout le monde a fait un effort (enfin pas mal d'efforts) pour communiquer avec moi. 
Tantôt avec moult gestes, tantôt avec l’application Google Traduction, et puis finalement, j’ai réussi à inclure un peu de vocabulaire et des phrases complètes dans mon langage. 

Fiers de leur pays et de leur culture, ils ont tout fait pour que notre séjour soit réussi et que nous revenions rapidement.



La circulation automobile qui est respectueuse, utilisation des clignotants, arrêts aux passages piétons, pas de klaxon rageur, pas de geste de colère, pas de rage au volant, même en ville. De quoi donner de gros complexes aux enragés des rues de Montréal !

Santiago, même si elle considérée comme la ville la plus polluée d’Amérique du Sud, nous avons eu la chance d’y arriver pendant les vacances. Peu de circulation, pas de pollution. Des tonnes de choses à visiter et une ambiance très agréable.
Valparaiso, certains déteste, nous, on a adoré. Une chose est certaine, pour se faire une opinion, il faut y aller.

Quel meilleur endroit que fêter ses 50 ans dans un Relais et Château comme Lapostolle ? Un vignoble vertueux, des vins exceptionnels, une table fine et un service à la hauteur de sa réputation.

Gravir et danser sur un volcan ? C’est fait. Le volcan Villarica ne s’offre pas facilement, mais voir de la lave en fusion au fond d’un cratère mérite bien ces quelques heures de sueur et de jambes meurtries.
Notre road trip en mini-camper que nous recommencerions à l’instant même.

La magique Chiloé que nous avons quitté trop rapidement et que nous regrettons encore.
Le grand sud. Patagonie, terres extrêmes, où des gens vivent dans un bonheur total et une liberté sans égale. L’hypnotisant glacier Perito Moreno devant lequel je serais volontiers resté toute une journée.

Atacama, rien que le nom fait rêver, et je sais au fond de moi que j’y retournerais. 
Les paysages somptueux pendant tout notre périple, la diversité qu’offre un pays aussi long, sa culture indigène et ses influences européennes, ses bières issues de l’immigration allemande des années 1800, sa nourriture incroyable et ses vins délicieux.

Plonger sur une épave et tomber nez à nez avec un lion de mer aussi surpris que moi.

Coups de fourchette
Pour essayer d'économiser sur le budget bouffe, nous avons tenté le completo et les empenadas. Habitués à bien manger pour pas cher en Asie, nous avons mis quelques jours à nous rendre compte que si nous faisons la même chose au Chili, nous finirions obèses et cholestéroleux ! Et puis, ce n’est pas très bon...

Alors, petit à petit, ce séjour a doucement viré en voyage gastronomique.

Sur les côtes du Pacifique, c’est le ceviche qui a eu toutes nos faveurs. Frais, santé, économique, c’est le petit plat par excellence. De nombreux poissons, des salades d’algues, des huîtres, des St Jacques, des moules gigantesques et tout un tas de légumes complètent l’assiette.

Des plats roboratifs comme le pastel de choclo ; des soupes complètes comme la cazuela ;   le choripan grillé ou cuit dans un bouillon très parfumé ; le fameux asado, le barbecue que l’on recouvre de viandes, servies avec la ensalada chilena et accompagnées de sauce pebre, faite de coriandre, oignon, ail, piment, jus de citron, vinaigre et huile. L’asado est principalement organisé le dimanche entre amis et familles.
L’immense bistec a la pobre, est un steak, recouvert d’oignons cuits, d’un œuf au plat et de frites. Pas très diététique, mais tellement régressif.

Les humitas, ces feuilles de maïs farcies de purée de maïs et qui calent n’importe quel estomac ; les machas a la parmesana, mollusques gratinés au fromage ; et tout un tas de variations autour des produits locaux et de saison.

Kuchen
Les pâtisseries sont partout, les Chiliens adorent le sucré. 
Le manjar qui faisait le bonheur de nos petits-déjeuners, ou qui garnissent les biscuits alfajores ; les kuchen, ces délicieuses tartes d’inspiration allemande ; et des glaciers qui ont fait plus que mon bonheur. 
Le mote con huesillos, boisson que l’on trouve partout, fait de pêches séchées que l’on fait réhydrater une nuit avant de les faire cuire dans de l’eau sucrée qui donne le jus. Servi frais et avec des grains de blé (mote), c’est bon et nourrissant.

Ah, au fait, le chili con carne ne vient pas du tout du Chili, mais du Texas. Juste un rappel pour que vous n’ayez pas l’air d’une tarte si l’envie vous prenait de vous rengorger de vos connaissances culinaires...

À boire !
Fait assez exceptionnel pour être mentionné, hormis dans les endroits vraiment désertiques et reculés, l’eau du robinet est potableD’ailleurs, les Chiliens en sont très fiers et ne se privent pas de vous en informer.
Par contre ce sont bien les derniers à en profiter puisque la grande majorité des gens se désaltère avec des boissons gazeuses sucrées. Je n’avais jamais vu autant de Coke, Sprite, Fanta et autres dégueulasseries industrielles trôner sur des tables de restaurants devant des enfants trop boursouflés de sucre.

Par contre, pour qui aime le bon vin, c’est un petit Paradis. On retrouve bien sûr les classiques merlot, cabernet-sauvignon, chardonnay ou sauvignon, mais c’est le Carménère, un cépage originaire du Bordelais, mais oublié en Europe après le désastreux épisode de phylloxéra, qui a eu nos faveurs. 

Un peu partout, se développent des micros brasseries. Les immigrés allemands des années 1800 avaient rapportés quelques recettes de bière de leur Germanie natale, et depuis, l’engouement de la jeune génération pour la pinte de broue s’est généralisé. 

Terremoto
Le Pisco se boit pur ou en cocktail dans un Pisco Sour, c’est vraiment très bon !

Autre cocktail, le terremoto, le tremblement de terre, qui porte bien son nom : vin blanc, rhum, sorbet ananas et un trait de sirop de grenadine. C’est très sucré, très traître et pas du tout dans ma palette de goût.

Ça fatigue
Franchement, pas grand-chose.
Hormis les très longs trajets, nous n’avons rien noté de particulièrement irritant pendant ce voyage. Et encore, avec un bon siège, un bon livre et quelques siestes, les trajets sont rapidement oubliés.

Ah, si, quand même… J’ai été très surpris et déçu de voir à quel point beaucoup de campeurs laissaient les lieux dans un état déplorable après leur passage. Je n’arrive pas à comprendre, que l’on puisse jouir à volonté de tels paysages et que l’on parte en laissant canettes,  couches pleines et autres déchets autour d’un feu à peine éteint. 

Ça rassure 
La conduite automobile, du moins du coté chilien, parce que côté argentin, c’est un peu plus rock’n roll. Les chauffeurs de bus sont accompagnés d’assistants, contrôlés régulièrement et respectent les limitations de vitesse. En plus, dans la plupart des autobus, un odomètre informe les passagers de la vitesse en temps réel.

Transports
La société Transvip assure les transferts entre aéroports et centre-ville ou terminaux de bus.
Moins cher que le taxi, plus rapide et pratique que le bus, on paye au comptoir, par carte de crédit ou liquide et on attend que le véhicule se remplisse.

Les autobus, pour les moyennes et longues distances. 
Plusieurs compagnies se disputent le marché, et en général les bus sont en très bon état. Turbus, Pullman, Andesmar ou Bus Norte vous emportent dans tous les coins du pays. Pour les distances raisonnables, l’option clásico est la moins chère, pour un trajet un peu plus long, je conseille le semicama, avec des sièges un peu plus spacieux dont le dossier se baisse comme dans l’avion, et pour les trajets de plus de 6 heures, n’hésitez pas à jeter quelques billets de plus pour un cama, qui n’a rien à envier au canapé confortable de votre salon. 
Il reste le top du top, que nous n’avons pas pris, le cama-premium, dont les sièges se transforment en couchette, le gros luxe !

L’avion reste le moyen le plus rapide pour avaler quelques milliers de kilomètres. La dépense est en conséquence, mais en s’y prenant 2 à 3 semaines d’avance, on peut tomber sur des prix très intéressants.
Le métro de Santiago est pratique est simple à utiliser. Les billets sont en vente directement aux guichets des stations.

Argent
Le peso chilien (CLP) est stable contrairement à son voisin argentin qui fluctue à chaque coup de vent économique.
Avec une carte de débit Tangerine (ex-ING), j’ai pu retirer sans frais aux guichets ATM des banques Scotia que l’on trouve dans beaucoup de villes.
Presque partout, il est possible de payer avec la carte de crédit, Visa ou Mastercard, ce qui évite de traîner trop d’argent sur soi. Renseignez-vous auprès de votre banque pour les frais.
Beaucoup d’hôtels réservés via booking demandent à être payé en liquide. Normalement, c’est précisé sur la fiche de l’établissement lors de la réservation.
Comme partout, il est préférable d’avoir des petites coupures pour payer les achats mineurs.
Dans les bars et les restaurants, on laisse un pourboire (propina) de 10%, qui est souvent déjà ajouté à la facture ou qu’on peut laisser en argent comptant.

Tiens en parlant d’argent, le gouvernement a édité une pièce de 100 pesos à l’effigie d’une femme Mapuche, soit disant pour rendre hommage aux premières nations ayant habité le pays. 
Les Mapuche n’ont jamais eu recours à l’argent, considérant qu’il est la source de tous les maux et ont toujours pratiqué le troc. Ce peuple qui a été dépossédé de ses terres au profit de quelques riches éleveurs qui ont largement fait les beaux jours et profité des largesses de Pinochet. 

Depuis l’édition de cette pièce de monnaie, les Mapuche demandent à ce qu’elle soit retirée, mais leur demande tombe dans l’oreille des sourds, qui de toute façon sont probablement de la même caste que les propriétaires terriens...

Souvenirs
On trouve quelques magnifiques pièces d’artisanat dans les boutiques Artesanias de Chili, à Puerto Varas, Santiago et à l’aéroport de Santiago.

À San Pedro de Atacama, on trouve de jolies sculptures de lama en cuivre ou des céramiques d’inspiration aymaras ou atacameño. Essayez de dénicher cet artisan potier sympathique et généreux chez qui vous trouverez des pièces vraiment uniques d’objet traditionnel en terre cuite.

L’artisanat dans un pays aussi étendu que le Chili est aussi diversifié que sa culture est multiple. Nous avons fréquenté beaucoup de marchés d’artisans un peu partout, il faut être curieux et demander aux locaux.

Indien Picaro, Chili, Mapuche
Indien Picaro. Chic, non ?
En vrac : des tricots, écharpes et bonnets en laine d’alpaga, ou de vigogne si vous êtes argenté, dans le nord ; d’excellentes bouteilles de vin et de Pisco dans le centre ; de la très bonne huile d’olive à la boutique hors taxe de l’aéroport pour liquider vos derniers deniers ; du Merkén, ce piment fort fumé que l’on trouve dans tous les restaurants ; des sculptures de l’Indien Picaro qui exhibe sa zoune quand on lui lève la tunique dans le coin des Mapuche ; de la confiture de maqui, un petit fruit qui guérit tout, et du miel de ulmo,  qui a l’incroyable goût parfumé de la fleur de cet arbre en Patagonie ; des schloppe (pantoufles alsaciennes), et un tas de beaux pulls en belle grosse laine chaude, des figurines en vannerie représentant les personnages mythologiques de l’île de Chiloé.

Perso, j’ai aussi ramené une maryse, une théière et une paire de chaussures pour le boulot… Mais ce n’est pas obligé.

À voir et à lire
Le bouton de nacre, La nostalgie de la lumière, Salvadore Allende et en règle générale tous les films de Patricio Guzman ; Colonia de Florian Gallenberger ; No de Pablo Larraín, et les œuvres littéraires de Pablo Neruda et de Gabriella Mistral

Applications
Ben quoi  ? Internet c'est ma génération  ! 
J'ai utilisé principalement trois applis qui fonctionnent hors ligne. Il suffit de les télécharger avant de partir et le tour est joué.
Maps.Me - télécharger les cartes via le WiFi, ou avant de partir. Fonctionne parfaitement pour ne pas se perdre, ou du moins se retrouver.
Navmii - une autre appli de géolocalisation dont je ne me suis pas encore servi, mais dont j'ai entendu beaucoup de bien.
Google traduction - télécharger les langues cibles et vous aider pendant tout le voyage. Je préparais quelques phrases en avance pour faire celui qui maniait parfaitement la langue de Neruda.
IOverlander - Camping ou road trip, une appli qui permet de dégoter des sites pour poser sa tente ou son mini-camper.
En ligne
Booking.com - pour consulter les offres de logement des prochaines étapes.

CONCLUSION
Je serais bien resté un mois de plus… Ça résume assez bien mon sentiment pour ce pays, non ?

Ce n’est pas au Chili que j’ai pensé en premier lorsque j’ai imaginé le prochain voyage, mais c’est celui qui m’a offert le plus de plaisirs visuels. 
Les sens sont en paix, car les références culturelles et architecturales sont presque identiques aux notre. C’est un pays qui vaut pour sa culture, et surtout pour ses grands espaces. 

Si la densité de population est plus élevée qu’au Québec, il faut se rappeler que les 3/4 de cette population vit principalement à Santiago.

Il y a 37 parcs nationaux et beaucoup de réserves naturelles, de quoi se dégourdir sérieusement les gambettes. 

Le 16 mars 2017, la veuve du richissime Doug Tompkins, cofondateur de The North Face et Esprit, offre à l’état chilien 408 000 hectares de terres privées afin d’en faire des parcs nationaux. C’est un tout petit moins que la superficie de la Suisse… Le couple avait déjà donné 868.000 hectares au Chili et à l’Argentine il y a quelques années.

De fait, les Chiliens sont férus de plein air, et on trouve des boutiques dédiées à cette activité dans n’importe quelle ville. Il ne reste plus qu’à leur apprendre que ce serait mieux de ramener leurs détritus avec eux en quittant les sites de camping.

Pour finir, j’avais noté quelques expressions et faits qui m’avaient titillé le tympan et la rétine :
Barros luco
  • les portions de nourriture sont énormes, pensez-y en passant une commande au restaurant, même si vous avez très faim. 
  • Beaucoup, de chiens errants, mais pas abandonnés. Les chiens n’appartiennent à personne, mais tout le monde s’en occupe. D’ailleurs, il y a beaucoup de magasins d’aliments pour animaux et assez peu de chiens en laisse.
  • Les Chiliens ne plaquent pas leur cellulaire à l’oreille, mais se servent du haut-parleur et parlent avec le téléphone en face d’eux. On finit par s’habituer.
  • Les prises de courant sont rondes, comme en France, mais à 3 trous presque alignés. Les prises européennes fonctionnent, sauf que vous ne serez pas branché à la terre, et c’est du 220V.
Pour conclure la fin de la conclusion, j’ai le souvenir de l'expression Vaya bien, caballero
J’aime quand une jolie grand-maman me souhaite tout de bon et qu’elle me gratifie du titre de chevalier ♥

.....

J'ai mis beaucoup de temps à accoucher de ce voyage sur ce blog. 
Si j'ai un incroyable plaisir à écrire, il est mitigé par le fait que je n'ai quasiment aucun retour. Certes, il est possible que mon blog soit mal référencé, que j'ai des problèmes de SOE et toutes ces drôles de choses que seuls les férus de publications virtuelles sont capable d'expliquer.
Mais un blog vit aussi grâce aux commentaires qu'il reçoit...

Je continuerais cependant à remplir cet écran de mes expériences de voyage et serais très heureux de me replonger dans mes Drôles d'Histoires, même si je suis le seul à en profiter.

Soyez comblés et voyagez !

Lapostolle, à votre santé !


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